lundi 7 octobre 2013

Les Parias d'Engelar - Aurore Perrault







Engelar, dernier bastion d’une humanité qui a survécu à la Grande Catastrophe.
Kairo, l’explorateur, rentre chez lui après des mois d’absence, porteur d’une nouvelle qui va changer la vie des habitants de la cité. Dès son arrivée, il est intercepté par la milice : l’Eglise n’aime pas les surprises. Dans les sous-sols, les Parias se terrent, isolés de leurs semblables par les pouvoirs du Prophète : l’Eglise n’aime pas les gêneurs. D’autres les rejoignent, par choix ou après avoir déplu aux puissants : l’Eglise n’aime pas les rebelles.
Pourtant, les actions de tout un groupe pourraient bien changer l’ordre des choses et faire éclater certains secrets poussiéreux au grand jour…


Sortant d'un récit très riche et développé (Silo), j'avais envie d'une lecture plus simple et plus rapide. De ce point de vue le contrat est rempli. « Les Parias d'Engelar » offre tous les ingrédients du post Apo. Ce qui m'a le plus surpris au court de cette lecture, et que je ne m'explique pas, c'est cette impression d'évoluer dans un univers de Fantasy.
Maintenant pour être tout à fait franche malgré que le roman soit court, je me suis quelque peu ennuyée. Je pense pas que cela incombe vraiment au roman, c'est qu'à force de lire dans le domaine du post-apo, et bien que je savais très bien que je n'entamais un roman qui ne prétendais pas révolutionner le genre, cela n'a pas empêché l'ennuie de s'installer. L'ennuie, pourquoi, le roman s'avère sans surprise une fois qu'on a compris que les morts ne concerneront que « les méchants ». Et cela ne relève en rien d'un besoin de violence gratuite ou d'hémoglobine à outrance, c'est que pour moi le roman aurait gagné en crédibilité si l'auteur avait réussi également à faire disparaître un voir deux protagonistes parmi les « gentils  héros» cela aurait donné un peu plus de tension dans la lecture, et, aurait également permis au lecteur de ce dire qu'il y aurait alors des scènes un peu moins attendues. De plus le coté romancé du roman sans vraiment alourdir le texte ne présente que peu d’intérêt à mes yeux, pourtant je ne suis pas contre un peu de romantisme dans les textes, mais pour ce coup-ci j'ai trouvé cela superflus.

Toutefois l'écriture se révèle fluide, et le monde « les Parias d'Engelar » constitue une très belle base pour un post apo. Je pense que ce roman peut se révéler très convainquant auprès d'un jeune public et novice du post apocalyptique. Certaines notions sont également très intéressante, notamment le besoin des hommes de croire en un guide, ce besoin récurrent qu'à l'homme de mythifier. Une jeune auteure à suivre, et qui sort de la mare cocyclics.


                 





jeudi 3 octobre 2013

Silo - Hugh Howey



Les éditions acte Sud lancent une nouvelle collection Exofictions où l'on retrouvera des ouvrages aussi bien de SF que de Fantasy. Pour inaugurer cette collection, ils ont misé sur Silo de Hugh Howey, livre paru aux US en auto édition chez Amazon et qui fut vite repéré.


L'intrigue débute sur le personnage du Shérif qui fait le choix d'aller volontairement au nettoyage. Silo est une communauté d'individus qui vit dans un bunker enterré, lorsqu'une personne commet une infraction ou demande à sortir, il est envoyé au nettoyage. La cafétéria la plus proche de la surface dispose d'un grand écran avec vu sur les collines désolées d'un monde devenu toxique. Cet écran a pour but de rappeler aux habitants du silo que la surface est resté nocif. Régulièrement une personne est envoyé au nettoyage, ce nettoyage consiste à laver les caméras extérieures afin que l'image donnée à la cafétéria reste fidèle à l'environnement du dehors. Seulement, l’issue du nettoyage est fatal, forcement puisque l'air extérieur est irrespirable... Mais voilà le shérif décide de sortir, il veut voir la surface par lui même, voir ce que sa femme a voulu voir quelques années auparavant.
Le shérif mort, l'adjoint et la maire décide de trouver un remplaçant. Ils miseront sur Juliette, une jeune femme de caractère et travaillant aux machines aux derniers étages du silo. Cette partie va donc nous permettre de faire connaissance avec le silo, son fonctionnement, sa mécanique sociale.

exemple de bunker enterré 
J'ai vraiment eu une lecture très plaisante de ce livre malgré quelques points qui m'ont proprement agacée. La première partie du roman est assez plaisante et se lit très vite. Par contre à un moment l'auteur aborde toute une partie technique sur la machinerie nécessaire au bon fonctionnement du silo : génératrice, forage eau et pétrole, extractions minières, filtrage etc. On comprend la démarche mais voilà techniquement il y a des choses pas réalisable et même une notion inexacte, l'auteur ne maîtrise pas le sujet et développe à n'en plus finir, pourtant il était simple de se documenter ( cf  : "gradient géothermique" : ceux l'ayant lu comprendront), à moins que.. Et à contrario on se retrouve avec des domaines que l'on aurait souhaité voir un peu plus développés, le coté économique et sociétal par exemple. Une communauté dans un silo, coupée du monde mais qui à priori possède une autosuffisance globale, comment ? Ok ils (?) ont misé pour une absence d’accroissement naturel ( un mort = une naissance), donc on essaye de nous faire croire que le secret d'une gestion réussie peut venir de là. Mais non ça ne fonctionne pas comme ça, hélas ... Et puis j'aurais souhaité qu'il développe un peu plus comment sont cultivés les fruits et légumes parce que j'ai eu assez peu de réponses à part qu'il y a beaucoup de cultures hydroponiques. De plus, j'ai quelque peu été déçue par l'évolution de Juliette et surtout la limite régression de Lukas.

Toutefois, le livre se lit bien, et vite. Silo avait tout pour me plaire, scénario post-apo qui ne manque pas d'originalité, mais je pense qu'il est très dure de maîtriser chaque aspect lorsque l'on choisi de traiter le sujet d'une société souterraine. J'attends la suite, car peut être que l'auteur saura mieux aborder certains sujets, ceci n'est pas exclu, je lui accorde le bénéfice du doute et espère que le second tome m'offrira certaines réponses, même s'il ne pourra se défaire des erreurs commises dans le premier. J'espère également que l'auteur ne poussera pas trop loin dans le dénouement, et qu'on ne se retrouvera pas dans une série à tome à n'en plus finir...




           


Hugh Howey a vendu les droits à Riddley Scott, qui a déjà acquis les droit de la trilogie "Le passage" de Justin Cronin, où vous pouvez d'ailleurs retrouver la chronique "Le Passage" et "Les Douzes", ça va faire beaucoup de post apo à traiter pour un même réalisateur. 
A savoir également que le titre original est "Wool" et que le livre doit son nom à cette explication : "the title comes from the scrubbers used by people sent to clean the sensors on the surface" Merci Lune pour avoir trouvé ;). Sinon pourquoi "Silo" outre le coté cylindrique, la réponse nous est offert vers la fin du livre ^^


CITRIQ

mardi 24 septembre 2013

Hantés - Anne Fakhouri








Depuis ma lecture de Narcogenèse, je ne passe plus devant aucun écrit d'Anne Fakhouri. Elle fait partie de ses auteures françaises dont je n'ai aucun doute sur la qualité du texte conté et je sais que je passerais un excellent moment.

Ici, on découvre Samuel, un adolescent de 16 ans qui vient de perdre son beau-père, Tug, et qui était policier. Une mort par balle, et qui est parti sali d'une réputation de ripou. Samuel n'a de cesse de crier à l'injustice, il est persuadé que son mon beau-père est innocent et qu'il a été victime d'une manipulation.
Suite à la mort de Tug, Samuel et sa mère déménage et Samuel fait sa rentrée dans un nouveau Lycée. C'est le jour de sa rentrée qu'il fait la connaissance de Darius, qui visiblement souffre du même mal que lui, vision de fantôme ou hallucinations. Ils ne vont pas tarder à avoir les réponses à leurs questions...

Anne Fakhouri encore une fois sait captiver son « jeune » public. Même si j'ai plus ressenti le coté jeunesse dans ce livre que dans « L'horloge du temps perdu », elle a su encore une fois aborder des thèmes forts de sociétés. Les facilités scénaristiques qui peuvent dans un premier temps surprendre pour des yeux d'adultes, se comprennent finalement aisément, il faut garder un roman rythmé et captivant pour la jeunesse et de ce point de vue là c'est une réussite. Anne fakhouri a su également construire des personnages attachants sans pour autant donner dans le cliché de l'adolescent de base.
Le coté paranormal n'est pas lourd, elle n'en fait pas des tonnes si bien que cela s’intègre facilement dans le roman. La couverture est une réussite, par contre il est vrai que celle-ci et le titre nous amène à croire que l'on va rencontrer une histoire un peu plus poussée sur le paranormal et le frisson. Mais ce livre est surtout fort pas les thèmes qui l'abordent, et avec justesse encore une fois.


Anne Fakhouri, une nouvelle fois réussi à me suspendre, par le biais du paranormal, elle arrivent à développer des thèmes de sociétés tels que l'immigration, la guerre, les sans-papiers, sans que cela ne viennent alourdir l'intrigue qui au contraire viennent justement la nourrir. Je ne sais pas si l'auteure imagine d'autres aventures pour ces héros adolescents doués de pouvoirs paranormaux, mais je serais ravie de les retrouver et de voir leur évolution.



      

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