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samedi 21 juin 2014

Ours de Diego Vecchio


Editions : L'arbre Vengueur
Collection : Forêt Invisible 
Date de parution : 09/2013
Prix : 12 €
144 pages


Un nouveau fléau dévaste les familles : les gamins ne parviennent plus à s’endormir, transformant la vie de leurs parents éreintés en enfer. Heureusement il y a l’ours Doux Dodo, la peluche fantastique qui, parce qu’elle refuse de céder au sommeil, épuise les petits insomniaques acharnés.
Estrella Gutiérrez a réussi par miracle à en dégoter un et se réjouit d’une nuit enfin calme… Naïve et épuisée, elle mésestime cependant Otto, le nouveau compagnon nocturne de son fils, qui en a décidé autrement et s’apprête à faire vivre au garçon quelques heures très intenses…
Ne laissez pas traîner ce livre devant l’enfant qui sommeille en vous, il est rempli de comptines bizarres, d’histoires à dormir debout, d’animaux sauvages et bavards, de créatures étranges, et vous risqueriez y prendre, venu de fort loin, un certain plaisir.

Vladimir est un petit garçon insomniaque. Depuis la disparition de son doudou, il n'arrive plus à s'endormir. Sa mère Estrella, n'en peut plus de le veiller toutes les nuits. Alors un jour elle pousse les portes d'un magasin de jouets sans trop croire à une éventuelle réponse à sa requête. Pourtant la vendeuse lui affirme qu'une peluche révolutionnaire le Doux Dodo aide les enfants à s'endormir, pour faire simple l'ours en peluche fait subir la même chose aux enfants qu'aux parents, l'idée est donc de leur confier un ours lui même insomniaque et c'est là que la magie opère.

Permettez-moi  de vous expliquer. La grande erreur des méthodes traditionnelles pour faire dormir les enfants consiste à exercer une action directe sur leur comportement : en leur chantant une berceuse, en leur lisant une histoire ou, dans le pire des cas, en les obligeant à ingérer des somnifères. 

Je m'attendais à conte cynique, cruel. J'avais vraiment une tout autre attente de ce récit, trouver plus de cruauté envers les enfants, mais si vous savez ce qu'on se dit entre parents, mais si ne faites pas les innocents !! Vous savez ces petites phrases assassines que l'on sort sur ou à nos chers têtes blondes quand elles nous font sortir de nos gonds. Je m'attendais un peu à cette ordre là, cette ambiance cynique et noire. Et bien non, j'ai été un peu déçue, l'enfant n'est pas si malmené dans cette histoire. L'auteur reprend surtout le mythe de l'ours en peluche, la retravaille et élabore un conte qui part dans tous les sens comme nos enfants peuvent en raconter. Finalement, c'est un conte cruel pour des yeux de tous petits et les grands enfants que nous sommes devenus seront y trouver quelques que clin d'œil intéressant et amusant.

L'histoire dans sa narration a tout d'un conte, sauf que l'histoire part dans le rocambolesque, j'ai failli lâcher ce court roman où la magie n'a absolument pas opéré sur moi. Récit qui m'a paru bien trop traînant et tirant trop sur l'absurde. Bref, c'est une déception, je m'attendais retrouver un peu ce que j'avais trouvé dans B comme Bière, il n'en est rien. 


                                         


Malgré tout cette histoire m'a rappelé cette petite fille racontant une histoire invraisemblable filmé par sa mère et ayant fait le tour du Web :








samedi 26 janvier 2013

Plop - Rafael Pinedo


Editions : Arbre Vengeur 
Collection : Forêt invisible
Date de parution : 27 Janvier 2011
prix papier : 12 €
176 pages 

Plop est un roman court, édité chez l’arbre Vengeur, qui pourrait être s’apparenter à une Novella. Ce récit glauque a été écrit par un auteur argentin rafael Pinedo qui nous a malheureusement quitté en 2006. On aura peut être la chance de voir un jour traduit son roman posthume « Subte ».

Plop ! C’est le bruit qu’il a fait en tombant dans la boue.Plop. C’est le nom dont on l’affublera désormais au sein de la tribu. Le Groupe qui l’accepte évolue dans un monde d’après: déchets, gravats, pluie incessante. Cette fin du monde a pour décor des immondices, pour habitants des humains en fuite permanente et soumis à une loi du plus fort exténuante. Mais Plop est différent, il va plus loin que les autres, il se hisse, sort du trou. C’est son histoire, affolante et inquiétante, que Rafael Pinedo, météorite des Lettres argentines, nous conte dans ce roman cru et sauvage, picaresque et futuriste. Mieux qu’une provocation, un livre impitoyable. Plop…

Ce court roman, décrit les codes d’une tribu à travers le regard de Plop. Une tribu qui tente de survivre dans un monde post apocalyptique.

Ce livre n’est évidemment pas à mettre entre toutes les mains, le récit est extrêmement dure, les coutumes qui réglementent la tribu sont immorales, le seul but est la survie, sa propre survie. Leur sexualité est proche des bonobos … En fait ils s’utilisent, quelques soient la manière, quelque soit la personne, quelque soit son âge. J’avoue que quand même certains peuvent être heurtés par le coté cru, le coté sexuellement cru d’ailleurs. Mais au fur à mesure du récit, on se rend compte qu’ils ont une toute autre vision que nous de la sexualité. C’est leur pratique c’est comme ça, ils ne se posent pas de questions morales à ce niveau. D’ailleurs, il y a absence de famille, le lien de parenté est une notion qui ne leur parle pas du tout. Si bien qu’une femme enceinte devient un boulet et a intérêt à ne pas entraver la bonne marche de la tribu. Bâillonnée pour mettre bas pour ne pas importuner le reste de la bande, et si l’enfant nait malformé ou mongolien, ce qui arrive très souvent, celui-ci est recyclé. Alors au début cette notion de recyclage je l’ai mal comprise, j’ai cru qu’ils les bouffaient. Non en fait ils les donnent à manger aux cochons. Reste le rituel mortuaire suite à une mort naturelle pour une personne qui a de l’importance pour la tribu qui m’a carrément dégoûtée.
Quant à Plop dans l’histoire, je n’ai pas tellement envie d’en parler c’est un personnage qui évolue beaucoup au cours du récit. Je m’étais forgée une opinion totalement erronée de lui, c’est finalement cette évolution  qui donne l’intérêt à ce récit. Et il serait dommage de dévoiler la personnalité de Plop.

Lire « Plop » c’est comme manger une soupe à l’oignon, c’est bon mais c’est long à digérer …Ça n’en reste pas moins un très bon roman post apocalyptique, mais toutefois il faut avoir le cœur bien accroché pour accepter, digérer tout ce qu’on y lit.



         
ma note : 





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