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dimanche 27 décembre 2015

In Vitro - Paul Mannering

Editions : Panini Books
Collection : Eclipse Zombie
Traduit par Thomas Bauduret
Date de publication : 14/10/2015
Prix papier : 14 € / Pris numérique : 8,99 €
378 pages 

Il y a dix ans, l humanité a perdu la bataille contre les zombies. Ceux-ci, doués d intelligence, ont pris le pouvoir et se nourrissent désormais de créatures clonées, élevées dans un labo par une poignée de scientifiques.
Mais un homme refuse de se soumettre. Dans l espoir de trouver un moyen d anéantir les morts-vivants, il entame une course furieuse à travers les terres désolées d une Australie en plein chaos. Il est accompagné d une jeune fille nommée Elle, qui ignore sa vraie nature...

dimanche 14 septembre 2014

Apocalypse Z, tome 2 : Les jours sombres de Manel Loureiro

Editions : Panini books
Collection : Eclipse 
Date de parution : 11 juin 2014
Prix papier : 14 € / prix numérique : 8,99 €
480 pages

La survie est un combat de tous les jours... Après s'être enfui en hélicoptère avec quelques survivants, notre avocat-narrateur se réfugie dans les îles Canaries où le reste du gouvernement espagnol tente de préserver un semblant de civilisation. Mais dans ce nouveau monde, où règne la loi du plus fort, nos survivants devront lutter autant contre les morts que contre les autres humains dont la sauvagerie naturelle revient rapidement.

mercredi 28 mai 2014

Apocalypse Z, tome 1 : Le début de la fin de Manel Loureiro


Editeur : PANINI COMICS 
Collection : Eclipse
date de parution : 15/01/2014
Prix grand format : 14 €
Prix numérique : 8,99 €
480 pages



Un mystérieux incident dans le Caucase et un entrefilet dans les informations locales, voilà le seul avertissement de l’humanité annonçant la fin de notre civilisation. Un virus mortel ravage pays après pays, ne laissant derrière lui que des cadavres animés, coincés entre la vie et la mort. En Espagne, un avocat décide de tenir un blog pour évacuer la douleur de la perte de sa femme. Il ne peut savoir que ses écrits seront les dernières archives de l’humanité.

Le roman débute par la restitution d'article de blog d'un avocat espagnol. Le début donne écho aux actualités, un conflit oppose la Russie et le Daguestan, une république de la Causase du nord, sujets de la Fédération de Russie. Un groupuscule islamique aurait attaqué une ancienne base secrète soviétique. La Russie est alors en état d'alerte Maximum. Peu d'images parviennent aux informations, qui donnent une impression de censures de faits graves, conflit nucléaire peur-être. L’Europe, s'engage envoie des troupes, La Russie, s'embrase, on commence à parler d'un virus.

« L'OMS a finalement acté de manière officielle qu'il s'agit d'une souche du virus du Nil occidentale proche de l''Ebola. Ebola. Le mot est lâché. » 

Le Web s’enflamme de témoignage de plus en plus farfelus...

« Internet n'est plus qu'un nid à rumeurs, toutes plus absurdes que les précédentes. Invasion d'extraterrestres, parasites mutants, morts-vivants, lavages de cerveaux – faites votre choix. Restons pragmatique, bon sang ! Il s'agit d'une maladie. Soit tu l'attrapes, soit non. Mais si tu l'attrapes – pan ! T'es mort. Je reste convaincu qu'il y a autre chose, une chose vraiment terrible. Sinon comment expliquer cette censure sans précédent ? C'est complètement dingue. »


Le blog de notre avocat galicien se compose pour la première partie de billets d'humeurs, de son quotidien et de son ressenti vis à vis de l'actualité, de ses pressentiments au vue de la crise dans le Caucase, jusqu'au chaos des moyens de communications. Il optera alors pour continuer, dans un cahier, à retranscrire son vécu, son évolution, ces choix vis à vis de cette nouvelle menace qu'il peut enfin nommer morts-vivants, zombies, revenants.

J'ai été totalement happée par le récit, franchement, je me le suis gentiment offert par pur curiosité afin de voir ce qu'il donnait,  puis je l'ai ouvert, juste pour lire quelques pages, je ne l'ai plus lâché, j'ai été prise au piège d'un roman zombie qui a su prouver que le genre pouvait encore se renouveler et offrir de très belle surprise. 
Même si, en soit on ne peut pas prétendre que le roman soit original dans le scénario, c'est quand même une sacré claque. L'œuvre est parfaitement réfléchie, du conditionnement d'un virus « aux havre de Sûreté », l'auteur a bien tout ficelé, du début de la crise jusqu'à l’émergence des zombies, tout arrive progressivement. J'ai rarement attaché autant d'importance à la chronologie des événements, on suit le blog de l'avocat qu'il tient jours après jours, quand on voit qu'il manque une date on commence la lecture du billet en ce demande ce qui a bien pu arrivé...
Le récit est haletant, j'ai rarement éprouvé autant de tension dans une lecture zombiesque, on ressent les malaises de notre « héros », le roman est pesant non stop, à chaque nouvelle page on attend de connaître la suite et et et ben il faut le lire en dire plus serait spoiler le contenu. Déjà que je trouve que la couverture bien que magnifique dans son genre, ainsi que le titre en révèle trop, on aurait très bien pu omettre de notifier la présence de zombies dans le livre, cela aurai donner bien plus de peps. Je finirais donc sur vite la suite !

                     


L'auteur : Manel Loureiro est un auteur espagnol, né en 1975 à Pontevedra. Il suit des études de droit. Après avoir obtenu son diplôme, il travaille à la télévision (devant et derrière l'écran) et se lance dans l'écriture de romans.



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samedi 12 avril 2014

Qui a peur de la mort ? de Nnedi Okorafor


Afrique, après l’apocalypse.

Le monde a changé de bien des façons, mais il est une région où les génocides intertribaux continuent d’ensanglanter la terre. Une femme survit à l’anéantissement de son village et au viol commis par un général ennemi.
Elle erre dans le désert dans l’espoir d’y mourir, mais donne naissance à une petite fille dont la peau et les cheveux ont la couleur du sable. Persuadée que son enfant est différente, extraordinaire, elle la nomme « Onyesonwu », ce qui signifie, dans une langue ancienne : « Qui a peur de la mort ? »
À mesure qu’Onye grandit, elle comprend peu à peu qu’elle porte les stigmates physiques et sociaux de sa violente conception.
Des pouvoirs magiques aussi insolites que remarquables commencent à se manifester chez elle alors qu’elle est encore enfant. Sa destinée mystique et sa nature rebelle la poussent à quitter son foyer pour se lancer dans un voyage qui la forcera à affronter sa nature, la tradition, l’histoire, l’amour, les mystères spirituels de sa culture, et à apprendre enfin pourquoi elle a reçu le nom qu’elle porte.




Onyesonwu, voilà le nom de l'héroïne de ce roman hors norme. Onye nous raconte son histoire, ses origines dans une Afrique dévastée par un cataclysme. Malheureusement, ce bouleversement n'a pas emporté avec lui les conflits qui animaient certaines tribus. Onye est née de cette guerre, née de la violence, née d'un viol, cette ignoble arme de guerre. Onye est née métisse, qui pour nous reste un mot charmant souvent synonyme de symbiose de culture et de beauté, mais pour Onye rien que sa vue est une agression, elle incarne cette violence entre Nuru et Okeke, ces enfants issus de ce métissage qui sont appelé Ewu. Elle porte les stigmates de ce mélange infâme. Pour la tribu des Okekes dont sa mère est native, Onye renvoie une image de violence, révèle ces conditions de conception et enfin pour cette ethnie, les enfants du viol renferment forcement des êtres violents et maléfiques. Rien de bon ne peut donc venir des Nurus, tribu violente et asservissante. 

« Selon ma mère, tout était écrit d'avance. Pour elle, tout avait une raison, depuis les massacres de l'Ouest jusqu'à l'amour  qu'elle trouva à l'Est. Mais l'esprit qui dirige tout cela, que j'appelle Destin, est froid et impitoyable. Si glacialement logique que s'incliner devant lui n'a rien de glorieux. Le destin est immuable, comme un fragile cristal dans le noir. Pourtant, quand il m'a apporté Mwita, je me suis incliné devant lui et l'ai remercié. »
Onyesonwu grandit à Jwarhir, village okeke, où sa mère a fini par s'installer après une longue retraite dans le désert. Sa mère a finalement réussi à refaire sa vie et épousé un okeke, qui les a accepté toutes les deux en dépit de tous les on-dits. Onye grandit et sent en elle un pouvoir qu'elle aimerait mieux maîtriser, là encore elle va devoir se montrer d'une ténacité hors-pair pour qu'enfin on lui enseigne, à elle cette Ewu et femme qui plus est. Confronté à des codes et des traditions qu'elles ne connaît pas et qu'elle refuse d'approuver, elle se heurte très souvent à un certain mutisme dont elle ne saisit pas toujours la portée. Onyesonwu, elle veut venger sa mère et retrouver son père biologique qui se trouve être une menace pour elle. Elle a une vision très manichéenne des Okekes et des Nurus que Mwita, son compagnon, enfant Ewu également va lui apprendre à nuancer. 

Le livre m'a fait vivre des moments très forts, viols, excisions, femmes bafoués par les traditions. Le coté mystique qui rappelle plus la fantasy du livre, m'a quelque peu échappé mais finalement je crois que cette magie, ce coté sorcellerie est une part du livre nécessaire, essentielle même dans cette histoire qui nous plonge dans la culture de Onyesonwu. Un livre à découvrir au travers la très forte personnalité d'Onyesonwu mais qui n'occulte pas, au contraire, les personnages secondaires. 

         






Lecture commune avec : Tigger Lilly, Julien et Euphémia.

A lire également, les avis de Gromovar, Efelle et Lorhkan.


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