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vendredi 5 juillet 2013

Point Zéro - Antoine Tracqui


Editions : Critic
Collection : Thriller
Date de parution : 23 mai 2013
prix papier : 25 €
872 pages 
1938. Italie. Dans les rues de Palerme, un jeune fuyard tente d’échapper à la policesecrète de Mussolini. Dans sa main, une mallette dont le contenu semble exciter biendes convoitises.1944. États-Unis. Sur une route poussiéreuse du Middle West, trois hommesd’exception jettent les bases d’un projet qui pourrait bien changer l’issue de laguerre.De nos jours. Caleb McKay, un ex-SAS reconverti dans les missions de sauvetage àrisque maximal, est recruté par un milliardaire excentrique pour rejoindre un pointbien précis du littoral Antarctique où, quelques jours auparavant, un satellite espiona fait une incroyable découverte.Très loin de là, au fin fond de la Russie, un vieil homme interrompt prématurément sapartie de chasse pour se mettre lui aussi en route...Du tréfonds du sous-sol africain aux pentes de l’Etna en passant par les côtes désolées du continent austral s’enclenche une course contre la montre à la recherche d’un des secrets les mieux gardés de l’Histoire.

mardi 14 mai 2013

Porcelaine, Légende du Tigre et de la Tisseuse - Estelle Faye



Quand j'ai découvert sa nouvelle « La Suriedad », qui souvenez vous m'avait énormément plus, Critic ma librairie fétiche (des fois que vous ne le seriez pas déjà), recevait Estelle Faye en dédicace peu de temps après. Et c'est donc à cette occasion que j'ai acheté « Porcelaine » et que je me le suis fait dédicacer par l'auteure. Une écrivaine très agréable, très attentive à ces lecteurs, j'ai beaucoup apprécié cet échange, où elle a su me mettre à l'aise. (J'ai toujours un peu de mal lors des dédicaces, je suis un peu quiche, je sais pas trop quoi dire, bref) Donc Merci Estelle pour cette attention. 
Déjà, le livre-objet « Porcelaine » est magnifique, d'ailleurs Amandine Labarre vient de recevoir le prix Imaginales 2013 de la meilleure illustration pour ce livre. Cette couverture illustre parfaitement le livre, l'illustratrice a su capté cette part de magie qu'on retrouve tous le long du roman. 

Chine, vers l’an 200. Xiao Chen est un comédien errant, jeté sur les routes par un dieu vengeur. Un masque à forme humaine dissimule son faciès de tigre, tandis que son cœur est de porcelaine fêlée. Son voyage va durer plus de mille ans. Au cours de son périple, il rencontrera Li Mei, une jeune tisseuse, la Belle qui verra en lui plus qu’une Bête. Celle qui, sans doute, saura lui rendre son cœur de chair. Cependant Brume de Rivière, fille-fée jalouse et manipulatrice, intrigue dans l’ombre contre leur bonheur. 

Pendant presque quinze siècles, rivalités et amour s’entrecroisent, tissant une histoire de passion, de tendresse et de sacrifice, sur fond de magie et de théâtre. 



Née le 1er mai 1978, Estelle Faye a suivi des cours de théâtre à Paris et à San Francisco. Elle a scénarisé plusieurs courts métrages dont un a été récompensé par le prix France Télévision au festival de Cannes. Aujourd’hui, Estelle Faye se consacre à la réalisation et à l’écriture. Auteur de La Dernière lame (Pré aux clercs),Porcelaine est son deuxième roman. 



Le Livre se divise en trois partie, trois époques, dans lesquelles nous retrouvons Xiao Chen. Nous faisons connaissance avec ce jeune adolescent durant le IIIème siècle de notre calendrier, l'époque des trois royaumes. Xiao Chen réside dans les Monts du Hunan, dans un village de potier. Le père de Xiao Chen est potier et depuis la mort de son épouse, il ne vit qu'exclusivement pour confectionner son œuvre d'art, une Porcelaine. Xiao Chen le sait, il n'a pas les dons de son père, il ne se destine pas au même métier, il en vient donc à protéger les bûcherons, qui une année ont subi une attaque de singes. Alors qu'un orage violent survient et que celui ci inonde le village, le père de Xiao Chen manque de bois pour finaliser la cuisson de son œuvre, une cuisson réussie étant primordiale pour une poterie. Xiao Chen décide alors de partir chercher des épines plus loin dans la forêt sortilège, il en ressort Maudit avec une tête de tigre. Le village décide qu'il ne peut pas rester plus longtemps dans le village. Xiao Chen va donc prendre la route et sera confié à la première personne qu'il croisera. Il sera, alors, recueillie par une troupe de Théâtre itinérant. Il se nouera d'amitié avec Pied-de-cendres, un jeune contorsionniste, obsédé par l'immortalité, et, tombera amoureux de Brume de Rivière, une jeune femme-Fée emprisonnée dans le corps d'une fillette. 

La troupe n'a de cesse d'être attaquée par des Démons envoyés par la mère de Brume, c'est lors d'une attaque que Xiao Chen, entraperçoit l’étendue des pouvoirs de Brume de Rivière, cette fée enfermé dans le corps d'une fillette par le port d'une lourde robe remplie d'amulettes, dont il suffit qu'elle ôte pour recourir à ses pouvoirs. Une ultime attaque aura raison du père de Brume qui confie sa fille et la troupe aux soins de Xiao Chen qui la délivrera alors de ses amulettes et celle ci s'en ira rejoindre sa mère en tenant la promesse de revenir le retrouver. 

Mais Xiao Chen ne l'a pas attendu faute de la voir revenir, devenu immortel, il traverse les siècles jusqu'au jour où il se décide à prendre une épouse Li Mei, qui est alors juste une mise de jeu entre le père de celle-ci et Xiao Chen. Il apprendra à aimer son épouse, et elle sera voir au delà de sa tête de Tigre … Mais leur amour sera vite maudit par le retour de Brume. 

J'avoue que j'ai été une lectrice facile à convaincre, je suis fan des films « Tigre et dragon », « le secret des poignards volants » ou « Zu, les guerriers de la montagne magique » et à peu près tout ce qui touche à ce genre, bref j'aime assez les film Hongkongais. 

J'ai embarqué dans une légende sous la plume fine d'Estelle Faye et je n'ai pas voulu dévorer ce livre, peut être parce que l'histoire se déroule sur plusieurs siècle. J'ai savouré cette histoire pleine de magie et de légende qui nous fait découvrir une Chine magnifique à travers les siècles. Qui nous fait traverser les plaines et les montagnes, arpenter la grande muraille. Le tout servit avec une intrigue bien menée, avec des personnages attachants. J'ai surtout apprécié Li Mei, je l'ai trouvé belle, Estelle faye nous décrit ici la beauté à travers Li- Mei, une femme déterminé mais pas pour autant une héroïne, juste une femme qui brille par sa force et son courage. 

Si vous avez besoin d'évasion et d'une belle légende qui vous fera passer un très beau moment de lecture alors n'hésiter plus, Estelle faye nous sert ici un second roman éblouissant. Comme de la Porcelaine, c'est beau, c'est fin et on contemple ce travail accompli avec finesse.



     



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CITRIQ

dimanche 5 mai 2013

Lecture équitable = Achat équitable





Même si je doute de l'impact de ce poste, je tiens tout de même à préciser que dorénavant  mon logo en fin de chronique "Lecture équitable" renverra sur le site de l'éditeur du livre chroniqué. 

Pourquoi ? 

Je suis tombée sur un blog dont les liens renvoient sur Zonzon, ça m'a fait grincer des dents, d'autant que le livre chroniqué fait parti du catalogue d'un petit éditeur qui pourtant vend ces livres sur son site ! 
Ne pouvant décemment promouvoir une librairie en particulier, même si ce n'est pas l'envie qui m'en manque je renverrai donc sur le site éditeur. 

Soyons honnête, je chronique des livres, le but premier étant certes de partager mes lectures mais une chronique peut pousser à l'achat et aide à promouvoir un livre. Ça, chaque acteur du livre l'a très bien compris. 

Pour ma part, une lecture équitable doit aussi être un achat équitable, je ne blâme personne d'acheter sur Zonzon. Mais pour 1 ou 2 euros de plus, j'aime autant vraiment aider ceux qui prennent les risques,  le petit éditeur comme le petit libraire au coin de la rue. 

(La plupart des petits éditeurs vendent leur livre sur leur site, et pour ceux qui ne vendent pas leur livre via leur site, il existe très souvent une rubrique "où nous trouver ?")



dimanche 28 avril 2013

Rennes, ici Rennes - Calibre 35







Je repends ce qui est écrit sur leur site à savoir : Calibre 35 est un collectif d’auteurs Rennais de romans noirs, dans toutes les acceptions du terme, du thriller au polar en passant par le roman d’aventure. Onze écrivains, onze styles, onze univers, mais des envies communes : partager une passion avec les lecteurs, accompagner et révéler de jeunes auteurs. Avec la certitude que la différence et la diversité font progresser. 

Les auteurs du calibres 35 sont : Erik Wietzel, Claude Bathany, Valérie Lys, Frank Darcel, Yves Tanguy, Frédéric Paulin,David S. Khara, Stéphane Grangier, Léonard Taokao, Hervé Commère et Isabelle Amonou 

Si vous souhaitez plus d'info sur ce groupe pas très fréquentable je vous invite à visiter leur site : ICI 

« Rennes, ici Rennes » est donc un recueil de polar/thriller, une nouvelle par auteur, il manque juste au recueil la présence de Isabelle Amonou. Faute d'avoir pu rendre sa copie à temps, je lui ai bien demandé de me faire une impro sur les pages blanches du livre, bien que l'idée fut intéressante, elle n'a pas osé. 

Et oui parce que ces onze auteurs je les ai rencontré, à l'occasion du festival Mine de Polar à Pont Péan !! Un lieu mythique ! Enfin surtout pour moi ^^ Chacun m'y a laissé une gentille dédicace, mais il est certain que se faire dédicacer un livre avant lecture ne permet pas forcement beaucoup d'échange, mise à part avec David S. Khara que je voyais pour la énième fois. 

Justement, je me suis éclatée à lire ce bouquin , d'une parce que j'ai habité 10 ans à rennes, pour ne rien caché boulevard de la T.A. puis avenue gros Malhon. J'ai pris énormément de plaisir à retrouver des quartiers que j'ai fréquenté, Maurepas, Ste Thérèse, la gare, Avenue Janvier (forcement j'étais collégienne/lycéenne à Émile Zola), Rue hoche (et oui, je connais Critic depuis son ouverture ...), tout le centre ville rive nord comme rive Sud. Je crois qu'il n'y a pas une seule nouvelle dans ce bouquin qui ne parle pas d'une rue où je n'ai pas traîné mes savates !!



Chaque nouvelle débute à la gare de Rennes, d'où le nom « Rennes, ici Rennes » 


  • On débute ce recueil par « Braise » la nouvelle de David S.Khara, une femme assez mystérieuse, revient 25 ans après à Rennes et sème le trouble dans la ville, pourquoi ? Une nouvelle, bien mené, toujours avec autant de punch de la part de David S. Khara. 
  •  « Rive droite » de Franck Darcel. Hervé Tassel revient mettre les pieds sur Rennes après une longue absence, et décide de se pointer chez sa mère et sa sœur mais là rien de se passe comme il pensait. Une nouvelle pleine de rebondissement, surprenante, où j'ai apprécié de découvrir une nouvelle plume. 
  • « Des cendres à Montfort » de Valérie Lys, des cendres funéraires disparaissent du crématorium. Une enquête très bien ficelée, une conclusion très intéressante malgrè que j'avoue ne pas avoir été autant emballé que la précédente nouvelle. 
  • « Le complot » Erik Wietzel : une plume que je ne découvrais pas ayant déjà lu « Ne Cherche pas à savoir». Je vais pas garder le suspens plus longtemps, c'est ma préférée du recueil. Une jeune femme, Sophie, a été victime d'un accident de moto, un sabotage peut être. Depuis, elle fait des cauchemars où elle présent qu'elle est victime d'un complot de grande ampleur. Elle tient un blog dans lequel elle parle de ce complot à vaste échelle et fait la connaissance de Marion. Sophie se rend à Rennes afin rencontrer Marion qui détient une preuve de ce complot. Un Nouvelle extrêmement bien menée où je ne peux en dire plus ^^
  • « Les Errements d'Hippocrate » d'Yves Tanguy : une jeune femme s'embrouille avec son petit copain du moment lors d'un trajet en train. Elle décide de le planter lors d'un arret sur Rennes et profite de ne pas avoir d'attache ailleurs pour se trouver un emploi au C.H.U, puisqu'elle est pneumologue et vient de finir de soutenir sa thèse. Sitôt ses fonctions commencées, des morts étranges et fulgurantes parmi les membres du personnel hospitalier commencent. Encore une nouvelle bien sympa, j'ai beaucoup aimé l'intégrité jusqu'au boutiste du flic retraité ! 
  • « Savoir et Savoir » de Hervé Commère : Un mec se fait embaucher, par 3 types, sitôt sa sortie de prison afin d'intimidé un voisin qui empêche par des beuglements la vente et la re-location des logements mitoyens. Une nouvelle bien sympa où je me suis sentie aussi imbibée que le l’ex-taulard ! 
  • « Ad Rennes Aline » de Léonard taokao : Un type se rend à Rennes pour faire des travaux au black, arrivé sur place rien ne se passe comme il veut. Il se fout dans des situations rocambolesques. Une plume percutante, bien cinglante !! une nouvelle haletante que j'ai vraiment kiffé ! 
  • Je vous offre une petite citation : « Il faudra noter que, déjà dénué d'intelligence, le Punk n'a aucun humour. Ce qui fait beaucoup pour un mouvement qui se prétend révolutionnaire. L'imagination au pouvoir se limite aux mille et une façons d'attacher son chien à un poteau urbain » 
  • « Rennes, gueule ouverte » de Stéphane Grangier : Cette nouvelle m'a fait penser à Fight Club. Mais même si j'ai vite percuté ce qui se tramait dans la vie du protagoniste j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. 
  • « Chasse aux vieux » Frédéric Paulin : Et bien tout est dans le titre !! Un vieux, la cinquantaine à peine, se fait buter à Rennes et un de ces potes Robert Saggin est appelé par la femme de la victime, pour elle il se trame quelque chose de louche dans la mort de son mari. Des rumeurs laissent entendre que les jeunes ont établi un couvre feu pour les vieux … Un récit percutant, gare au jeunes ! 
  • « Autofiction » Claude Bathany : Un écrivain de thriller, jamais publié, en manque d'inspiration à l'idée de se rendre à la gare de Rennes afin de rechercher une femme qui ressemblerait globalement à la description de la nouvelle héroïne de son roman afin de retrouver l'inspiration et que s'il la trouve, il la filerai, mais tout se déroule au delà de ses espérances … Du vécu Monsieur Bathany ?! Encore une nouvelle réussi pour ce recueil !! 

Le pari est réussi pour ce recueil thriller/polar de ces écrivains Rennais ! J'ai découvert de nouvelles plumes qui ont fait mouche ! C'est sans surprise que je peux vous dire que je vais donc me procurer « Mauvaise herbe » de Leonard Taokao et je succomberais sans doute pour d'autres auteurs (enfin leurs livres hein …) 
Ce recueil ravira plus d'un Rennais, mais reste très accessible à qui ne connaîtrait pas la ville, mais qui ne connaît pas Rennes ?


         


Lecture N°20 dans le cadre du challenge JLNN


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dimanche 21 avril 2013

♑ Zoo des Chimères - Chantal Robillard ♑


J'ai acheté ce livre pour 3 raisons. 
D'une je n'ai jamais été déçu par un ouvrage Des Editions Argemmios, ça c'est déjà une excellente raison, je trouve ! 
Deux, j'ai découvert Chantal Robillard par sa nouvelle dans Reines et Dragons, "Le Dit du Drégonjon et son Elfrie", nouvelle qui, malgré ma surprise m'avait beaucoup plus !
Trois, avouez que la couverture est magnifique, Mathieu Coudray, a réalisé ici, une fois de plus, un travail remarquable !! 


C'est l’histoire d’un parc zoologique, situé – devinez où ? Pas sur Terre, en tout cas !

Surgit une tornade, tout est ravagé, alors on nomme une équipe en quête de rentabilité, et voici que le zoo se déglingue davantage encore et devient un très étrange parc à thème, où rien ne va se passer ainsi qu’on le prévoyait.

Entrer dans l’esprit d’un loup, chevaucher le monstre du loch Ness, s’éprendre d’une licorne… Oui, dans Zoo des Chimères, le bizarre, le fabuleux mais aussi le danger vous attendent au détour des pages !

Un ouvrage pareil à une mosaïque, où se dissimulent des passages oulipiens à contraintes de formes. Des textes à lire… et à dire.

Premier opus de la série « galaxie Conte »

Biographie de l’auteur : Chevalier des Arts et Lettres en 1999, Officier en 2008, conseillère pour le livre au ministère de la Culture pendant vingt ans, Chantal Robillard est conservateur en chef honoraire des bibliothèques, écrivain et poète française (Hôpital Cendrillon, La Fontaine aux fées, Les Sept fins de Blanche-Neige…). Elle excelle dans les textes à contraintes dans la grande tradition de l’Oulipo, et dans les variations et détournements des contes de fées de notre enfance.

J'aurais aimé avoir le talent de Chantal Robillard mais je ne l'ai pas et mon idée de faire une chronique à contrainte m'est vite passée. Faut être doué, ça ne s'improvise pas. 
Vous l'aurez compris grâce à la 4ème de couverture, Zoo des chimères est un conte, composé de plusieurs séquences, certaines séquences présentent une contrainte oulipienne. Qu'est qu'une contrainte oulipienne : je vous renvoie à ce lien qui sera bien mieux expliquer ça que moi :
OuLiPo où je vous invite à regarder les définitions de certaines contraintes tel que celle du prisonnier ou le Monovocalisme

Bref j'ai été enchanté par cette lecture. Une lecture qui nous donne vraiment envie de conter à haute voix ! Certes ce sont des textes à contraintes, mais ça ne veut pas dire que cela soit contraignant pour le lecteur. On se prend au jeu de savoir quelle contrainte a été employé pour quel texte. Heureusement l'auteure nous explique, à la fin du livre, quelles contraintes ont été appliquées sur quelles séquences.
Chaque texte est au final une formule magique qui vient nous ravir l'esprit !   
Le tout bourré de références qui ont bercé notre enfance, avec un brin de science fiction bien distillé  

N'ayez donc pas peur de rentrer dans Le Zoo des Chimères ! 


A quand le prochain  « galaxie Conte » ?





Lecture n°18 dans le cadre du Challenge JLNN:

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CITRIQ

samedi 20 avril 2013

♝ Sales bêtes ! Les Artistes Fous Associés ! ♝




Je viens de lire, et le billet de Lune et par la même la nouvelle de Ludovic Klein "Le second événement" téléchargeable gratuitement ici ou .

Evidemment le but cette nouvelle gratuite n'est pas de pécho un ultime fichier epub gratuit à mettre dans votre liseuse ou tablette !! 

Non ! le but de cette nouvelle est de donner un avant goût de la nouvelle anthologie Des Artistes Fous Associés. Et ceci également dans l'espoir que vous pourriez, souhaiteriez, aimeriez soutenir le projet de cette association qui essaye d'atteindre un budget afin que leur bébé voit le jour. 


Donc pour soutenir le projet rendez vous sur Ulule en cliquant ICI :

Je vous mets également un résumé du projet que vous retrouverez sur Ulule :

Après un premier recueil illustré intitulé Fin(s) du monde : 20 récits pour en finir avec l'Apocalypse, sorti en novembre 2012, les "Editions des Artistes Fous" préparent une anthologie mooOOOOOoonstrueuse : SALES BETES ! Animaux étranges & délires zoomorphiques qui réunira une vingtaine de nouvelles fantastiques illustrées. 

Au menu : bestiaire fantasmagorique, chimères, transformations bestiales, animaux-totems, homme-animaux, animal tapi en soi qui se dévoile, bêtes mythologiques, improbables, ou quotidiennes... Ou tout simplement regards croisés entre l’homme et l’animal, entre lutte, répulsion, respect et fraternisation, proximité dérangeante et fascination. Tour à tour horrifiques, poétiques, gores, sarcastiques, émouvantes, sexuelles, et toujours FOLLES, nos nouvelles sauront réveiller la bête qui sommeille en vous !


ainsi que  le sommaire de l'anthologie :

  1. Les Maîtres ne vinrent plus [Ludovic Klein] (illustré par Maniak)
  2. La parole du Rhinocéros [Ana Minski] (illustré par Ana Minski)
  3. Un arrière-goût d'éternité [Morgane Caussarieu] (inédit)
  4. La Solitude du Soleil le Vendredi soir [Diane]
  5. La bête noire [Julien Heylbroeck] (illustré par Christophe “FloatinG” Huet) (inédit)
  6. Pffugs [Mathieu Fluxe] (illustré par cAmille
  7. Ce singe qui n'ira pas au paradis [Vincent Leclercq] (illustré par Maniak)
  8. Le deuxième événement [Ludovic Klein] (inédit)
  9. Cobaye #27 [Udéka] (illustré par Laetitia Zhe Pineapple)
  10. La condition inhumaine [Maniak] (illustré par Xavier Deiber)
  11. La dépression du chat [Gallinacé Ardent]
  12. Parasite [Vincent T.]
  13. L'ascension des suicidés [Ana Minski] (illustré par Ana Minski)
  14. Jonas [Southeast Jones]
  15. Pluviôse [Adam Roy] (inédit)
  16. La mélodie des bois [Vincent Leclercq] (illustré par Nelly Chadour)
  17. Notre-Dame des opossums [Southeast Jones] (illustré par Kenzo Merabet)
  18. Manger les rêves [Romain d’Huissier] (illustré par Xavier Deiber) (inédit)
  19. τρ [Herr Mad Doktor] (illustré par Ana Minski)
  20. Clic 6 [Maniak]


Pour ce qui est de la nouvelle de Ludovic klein :

 "Le second événement "


La nouvelle étant très courte, il est donc très difficile à résumer, j'essaye quand même : 
C'est l'histoire d'un petit chat blanc qui se fait atomiser ... 
là suite vous savez où aller la chercher ^^

Tout comme Lune l'a souligné précédemment. J'ai été surpris par le tutoiement au début du texte mais ça permet une très bonne immersion. Je retiens également les mêmes qualités que par ma copinaute, c'est très short, mais punaise ça envoie du lourd. 

Bref c'est ce qu'on attend d'une nouvelle, qu'elle sache nous happer, nous surprendre avec une histoire qui percute et qui nous fait réfléchir, parce qu'on va pas non plus vous mâcher tout le travail ... 

Ça ne présage que du bon pour cette Anthologie ...




Lecture n° 17 dans le cadre du Challenge JLNN :

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mercredi 17 avril 2013

Ƹ̴Ӂ̴Ʒ L'Épouse de bois de Terri Windling Ƹ̴Ӂ̴Ʒ



En 2009, je lisais Gagner la Guerre et je découvrais alors seulement, honte à moi, les éditions des moutons électriques … Puis
 je pris connaissance de leur catalogue de parutions, j'ai de suite été captivée par la couverture de L'épouse de bois, et j'ai hésité, et hésité. Jusqu'à ce que je rejoigne, il y peu, le cercle d'Atuan et que « L'épouse de Bois » soit choisi, pour mon plus grand bonheur, pour la lecture commune d'avril 2013. Le destin me rappelait à cet ouvrage, c'est pourquoi, j'ai préféré l'acheter dans sa première édition aux moutons électriques ! 

Et c'est presque sans surprise que je peux vous dire que j'ai été envoûtée par cette lecture … 

Un petit résumé des premiers chapitres : 

Davis Cooper est mort de façon suspecte, il a été retrouvé noyé dans le lit d'une rivière asséchée … 
Davis était un écrivain/poète qui entretenait une correspondance depuis des années avec une jeune auteure Maggie Black. 

A la mort de Davis, Maggie apprend qu'il lui a légué tous ses biens, notamment un domaine à Tucson en Arizona proche de la frontière mexicaine. Elle décide de se rendre à Tucson, afin de mieux connaître cet auteur qu'elle n'a finalement que connu à travers des lettres mais qu'elle n'a jamais pu rencontrer mais que peut être son environnement et les témoignages du voisinage lui permettrait peut être d’envisager enfin d'écrire la biographie de Davis Cooper, que celui ci lui avait refusé de son vivant, considérant cet héritage comme une approbation. 



Tucson n'est pas a proprement parler une destination de rêve, c'est le désert de l'Arizona. Les terres et le climat y sont hostiles. Elle arrive sur place et est accueilli par Johnny Foxxe, le parfait Cow-boy charmeur, elle apprend que le domaine dont elle a hérité comprends plusieurs habitations où logent des locataires dont Foxxe. C'est d'ailleurs lui qui se charge de la guider jusqu'au chalet de Cooper et de remettre le chalet en état de fonctionnement. 

Maggie fait le tour du chalet et constate qu'il y a une porte verrouillée dont elle n'a pas la clé. Après une nuit passé sans encombre, elle passe sa journée à mettre un peu d'ordre dans les papiers de Cooper. Elle passe sa 2nd journée à faire du trie dans toute la paperasse de Cooper et quand vient la fin de la journée, elle se décide à aller se promener dans les montagnes. Elle tombe alors sur un parfait inconnu de type anglo/amérindien, une rencontre étrange où il partage tous deux un magnifique coucher de soleil, il la laisse avec la promesse de se revoir. 

Maggie s'est laissé prendre par le temps, la nuit est tombée rapidement et en redescendant vers son chalet, elle rencontre une voiture, celle de Dora une des voisines du domaine. Dora travaille dans le centre ville de Tucson et est marié à Juan, peintre/sculpteur, ils ont rachetés quelques années auparavant une écurie , pour de la rénover. Afin de faire plus ample connaissance avec ces voisins, Maggie invite dora et Juan à venir prendre l’apéro chez elle. 
Rendu chez elle, elle s'aperçoit que la porte d'entrée est entrouverte, tout est sans dessus dessous et il y règne une très forte odeur.... 



Même en ayant pris connaissance de la quatrième de couverture, je m'attendais un peu à un univers verdoyante, celui que l'on s'imagine, enfin pour ma part, quand on touche de près ou de loin à la Féerie. Mais Terri Windling nous montre par son roman qu'il demeure d'autres terres qu'on ne soupçonnerait pas qui murmurent également leur magie. 

J'ai aimé être dépaysée dans un monde que je ne connaissais pas et qu'on apprend à apprivoiser, à comprendre, à aimer malgré son apparente hostilité. L'auteure nous décrit un désert qu'on a envie de découvrir par nous même. J'ai même utilisée l'outil de Google maps : street view afin de voir à quoi ressemblaient ces maisons en adobe de Tucson que l'auteure nous décrit à plusieurs reprises. Et je me suis rendu compte à quel point les descriptions de Terri Windling étaient justes. Elle nous emmène dans un récit contemporain du début des années 1990, dans lequel la magie est distillée de telle manière que, tout comme les protagonistes, on y crois, enfin le terme n'est pas juste, on nous donne pas l’alternative d'y croire ou pas, c'est là, à nous de savoir regarder. J'ai aimée toucher à cette culture propre à l'Arizona, amérindienne et cow-boy sans pour autant tomber dans les clichés. 

L'intrigue est bien servie avec des personnages qui sont soigneusement étudiés, que l'on identifie rapidement et facilement. Tout s'imbrique très harmonieusement. Je suis incapable de donner le moindre défaut à ce livre tant je l'ai aimé...




CITRIQ


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samedi 13 avril 2013

❅ Le Rêve du Prunellier - Rozenn Illiano (Défi Âne VS Papillon #2 )



Lune m'avait prévenue, tu vas recevoir un livre, un petit présent de ma part et ce livre sera ton prochain défi. Et j'ai effectivement reçu un livre, celui de Rozenn Illiano dédicacé et avec plein de petites choses dedans : marque page, photo d'illustration, carte de visite etc … Bref j'étais super contente, c'était un super cadeaux.
Mais voilà j'avoue que dans le cadre du défi, ouh là là !!! Je me sentais prise au piège entre l'affection que je porte à Lune de m'avoir offert ce livre et le respect pour Rozenn car jusque là j'aime ce qu'elle fait, de ce que je connais à savoir ses bijoux, ses illustrations, le livre pour enfant que j'ai et qu'ils (Rozenn et Xavier) ont dédicacé. Bref je me retrouvais avec un très bel ouvrage auto édité. AUTO- EDITÉ, et je vous avoue que lorsque je vois des livres auto-édités je manque souvent à l'appel …


Voici la présentation du livre par sa 4ème de couverture :


« Entends le chant des trains, et les cris d’une Reine des Neiges en furie, et le bruissement des arbres hybrides. Écoute les prières fiévreuses d’une dame d’hiver en péril, l’écho d’un bec de corneille qui cogne à la fenêtre, le bruit sourd d’un corps chutant d’un gratte-ciel. Écoute le silence des mondes qui s’entrechoquent, et le vacarme d’une graine qui grandit, bien cachée sous le bitume…

Huit nouvelles oscillant entre féerie étrange, fantastique éthéré, onirisme nocturne. Huit histoires sans lien ni point commun, ou presque. Juste quelques corneilles, et le froid mordant de l’hiver…»

Le livre de Rozenn reflète son talent, autant dans ses illustrations que ces bijoux. Ces belles histoires me parlaient déjà, elles coulaient toute seule sous sa plume. Son univers que j'arpentais à travers ses sites ont pris vie naturellement sous ses écrits. J'ai pris un plaisir non feint à lire les 8 nouvelles de ce recueil qui se compose comme suit :
  • Un gout de pluie et de rouille : Une très beau texte qui annonce l'ambiance noir, sombre, froid de l'ensemble de recueil. On rentre tout de suite dedans et moi qui est toujours beaucoup de mal à mettre les pieds sur le quai d'une gare cela m'a mis de suite mal à l'aise. Un texte que j'ai beaucoup aimé puisque j'apprécie qu'un texte me pousse dans mes retranchements. 
  • Dies Irae : Une très belle nouvelle dans laquelle une fois encore le froid, le givre, la neige sont très présents. J'ai pas envie de vous en dire plus ^^ 
  • Le forêt d'Adria : J'ai beaucoup aimé ce texte également, il m'a fait pensé un tout petit peu au film de Disney lâ haut, dans l'amour que maître Cornelius portait à sa femme Ysabeth. Il trouve et part à destination de la forêt d'Adria. Une forêt magnifique pleine de magie, de noirceur, de danger et de tout beauté. J'ai beaucoup aimé retrouver Obéron et Titania ^^ 
  • D'hivers et d'ombres : Est sans doute un des textes majeur de ce recueil, dans lequel l'univers de
    Rozenn prend vraiment tout sa dimension, et dans lequel on sent qu'il y a encore matière à exploiter. Un univers bien à elle et maîtrisé dont j'ai beaucoup apprécié d'avoir les illustrations à porter de mains pour savourer encore plus son monde. 
  • Poe : Un excellent texte qui comme son nom l'indique rend hommage à Edgar Allan Poe mais aussi à cet inconnu qui lui a rendu hommage sur sa tombe pendant de très nombreuses années, une très belle nouvelle qui encore une fois à su me toucher ! 
  • Funambule : Un beau texte encore une fois bien qu'il m'est assez difficile de lui donner une interprétation 
  • Blackthorn : Une nouvelle dans l'univers des ombres où l'on retrouve Silence ^^
  • Layla des tours : Difficile à résumer bien que j'ai beaucoup aimer ce texte également.



Pour conclure, Rozenn nous livre ici un très beau recueil, qui bien que je peine à le résumer, fait passer un excellent moment de lecture, sombre, froid, cristallisant et qui saura trouver son public immanquablement ... 




Retrouver ici la chronique de Lune de Présumé coupable d'Isabelle Guso


Lecture n° 16 dans le cadre du challenge JLNN :


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lundi 1 avril 2013

Le Prophète et Le Vizir Ada et Yves Rémy ( Défi Âne VS Papillon)



C’est ma 1ère chronique dans le cadre Défi Âne vs Papillon. Cette chronique va donc paraître en même temps que celle de Lune sur le livre que je lui avais choisi à savoir : Druide

Souvenez vous Lune m’a choisi ce livre, car ayant des goûts assez proche, elle était curieuse de connaître mon avis sur le Prophète et le Vizir qu’elle n’a pas encore lu.

D’après elle, elle commençait Soft parce qu’elle ne me choisissait pas un Pavé (150 pages), chose que moi j’ai faite en prenant Druide ^^
C’est une notion qu’on va devoir débattre je pense et je suis donc très curieuse d’avoir son impression sur Druide, à savoir si elle l’a lu sans difficulté ou en ramant comme une forcenée …

Parce que voilà, je l’avoue j’ai ramé pour lire ces 150 pages il m’aura fallu énormément de volonté, et cette volonté je la tenais par ce défi que je souhaitais honorer (on n’a pas parlé de gage en cas d’échec, je n’ose pas imaginer vu que Lune est une psychopathe qui aime exterminer la vermine …)




Le prophète et le Vizir se compose de deux récits :

  • L’ensemenceur
  • Les huit enfants du Vizir Fares Ibn Meïmoun


L’ensemenceur, est l’histoire d’un prophète, que le Dieu Allah aurait doté d’un sixième doigt signe distinctif comme quoi il aurait été touché par la grâce de dieu et qu’il aurait des dons afin de lire l’avenir.
Seulement notre Prophète n’arrive pas à connaître l’avenir proche, il voit l’avenir sur des siècles … Ces prédictions ne savent donc pas toucher les personnes tellement elles se sentent trop éloigner des propos du Prophète.

Les huit enfants du Vizir Fares Ibn Meïmoun, est un développement sur une des prophéties prédit sur le récit précédent à savoir que les huit enfant du vizir mourront d'une mort violente. Le vizir va donc tous faire afin de déjouer le destin.

Si je peine tellement à résumer ces deux récits c'est sans doute que je n'ai pas su m'immerger dedans. J'avoue que je n'ai pas été emportée par ces deux récits qui m'ont laissée de marbre, et desquels malheureusement je ne retiens aucune saveur. Ceci dit loin de moi l'idée de dire que c'est mauvais, ce n'est pas le cas. Ce type de roman n'est absolument pas fait pour moi, voilà tout. Je ne développerais donc pas plus cette chronique.
J'ai trouvé malgré tout et comme toujours avec Dystopia la couverture très belle et répondant parfaitement au contenu.

Maintenant, si vous souhaitez avoir de bel avis construit je vous invite à consulter les avis de Lelf, de tigger Lilly, de Lhisbei  ou de Blackwolf !


Lecture faisant partie du JLNN :



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jeudi 28 mars 2013

Paris Zombies - Philippe Morin





C'est quasiment depuis l'annonce de sa parution par les Éditions Rivière Blanche que je lorgne sur Paris Zombies, j'ai profité du passage de Philippe Ward au festival « rue de Livre » de Rennes pour lui demander de me ramener un exemplaire. 

"Dans le noir, il s’est cogné le genou contre une voiture. Ensuite, il a commencé à se déplacer en s’aidant de ses mains pour se guider et pour éviter de percuter un autre véhicule ou un mur. Il devait se trouver au centre du parking quand subitement il a perçu une respiration rauque, à peut-être une vingtaine de mètres de lui."

Un mal étrange transforme les habitants de la capitale en désaxés ultra-violents. Quelle est l'origine de cette abominable épidémie qui pousse les Parisiens à dévorer leurs semblables et à fracturer les tombes des cimetières afin de se repaître des restes des disparus ? Partout, les déments et les morts revenus à la vie traquent les rescapés : de la plus belle avenue du monde au boulevard périphérique, du sommet des immeubles haussmanniens aux sous-sols du métro. Un linceul rouge sang semble recouvrir la Ville lumière.


Chaque chapitre constitue une brève voir une nouvelle, et chaque chapitre va suivre des protagonistes différents qu'on ne retrouvera pas (forcement …) 
Alors pourquoi Paris, personnellement ne connaissant que peu la Capitale je n'ai certainement pas eu le même plaisir de lecture qu'une personne qui elle va se retrouver parfaitement dans les lieux. Après il y a certains lieux mythiques mentionnés qui sont tout de même difficile de ne pas connaître. Au fur et à mesure de ma lecture j'ai compris « pourquoi Paris ? » D'une, parce que ça reste une la ville qui parlera probablement au plus grand nombre mais surtout, de ce que j'en pense, Paris offre énormément de contraintes et on se rend compte qu'en cas de menaces Zombies ( il faut prendre ça très au sérieux !) ce sera très vite ingérable sur la Capitale. 

Le livre compte deux type de zombies, les infectés et les revenants ceux que les infectés sont allés se repaître dans les cimetières et qui sont revenus à la vie. Ils se différencient assez nettement, d'une les morts sont dans un état de délabrement qui ne leur permettent pas de se déplacer très rapidement et de plus ils sont souvent très bien apprêter, les infectés eux sont beaucoup plus vifs car moins décomposés. On note aussi dans le roman que les animaux peuvent également être infectés et donc constituent autant une menace que les zombies humains (pour ce qu'ils restent d'humain). D'ailleurs, le 1er chapitre 54 dents nous parlent de la transformation des chiens en infectés. 

Malgré la brièveté des chapitres, l'auteur a su à chaque fois donner une profondeur à ses personnages, une vie, la vie de monsieur et madame tout le monde. Et finalement c'est bien ça qui m'a plu, cette proximité avec les personnages qui subissent cette invasion Zombie, ne la comprennent pas, essayent de s'en sortir avec le peu d'informations qu'ils détiennent mais voilà ils sont comme vous et moi ce ne sont ni des super héros ni des pros de la gâchette (ni de la machette). 

Bref chacun cherche surtout à s'échapper qu'à lutter contre cette menace Zombie. L'auteur nous peint donc plusieurs portraits allant de la famille standard à ceux qui exploitent sans complexe cette situation de crise. Le seul fil rouge du roman est la survie face aux zombies, on n'apprend pas grand chose sur l'arrivée du virus et finalement chaque nouvelle vient juste apporter la description d'une situation. D'ailleurs Philippe Morin fait ça très bien, autant la description des lieux que la physionomie des zombies qui est amplement réussis. Ça saigne, ça suinte, ça déchire, ça se décompose et ça empeste ! 

Une lecture qui certes ne révolutionne pas le genre mais qui a su amplement me plaire autant par sa qualité d'écriture que par le soin apporté dans les descriptions. A dévorer donc !



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lundi 11 mars 2013

Les cinq rubans d'or- Jack Vance




Ce court roman a été écrit par Jack Vance en 1950 et a connu une première publication française en 1984 aux éditions Pocket, qui l’ont ensuite réédité en 1991 dans leur fameuse collection SF – Fantasy aux couvertures argentées … Cette fois, c’est ActuSF qui vient nous proposer une réédition et cela avec une nouvelle couverture. Celle-ci est vraiment sympa, ce côté comics me plaît énormément.

Pour libérer la Terre du joug de l’empire des Cinq Mondes, Paddy Blackthorn se retrouve à courir l’espace afin de découvrir le secret de l’ultrapropulsion spatiale. Ses seuls indices : quelques bribes de données codées sur cinq rubans d’or.
Heureusement, il pourra compter sur l’aide de l’énigmatique Fay car tout l’Empire est à ses trousses.
Et pour cause, Paddy a causé la mort de ses cinq plus grands princes...
Conteur inlassable, Jack Vance n’a cessé tout au long de sa carrière de nous emmener vers des galaxies et des planètes lointaines.
Parmi ses succès, on compte quelques monuments de la science fiction comme Le Cycle de TschaïLa Geste des Princes-Démons ou encore La Terre mourante. Avec Les Cinq rubans d’or, il nous propose un space opera, picaresque et exotique comme lui seul sait les écrire.

Je le confesse, c’est la première fois que je lis du Jack Vance. Et puis étant fan de Thomas Geha, je me devais d’en lire. J’ai donc sauté sur l’occasion lorsqu’on m'a proposé ce roman.
Langtry, un Terrien, inventeur fortuit de l’ultrapropulsion, a divisé son savoir entre ces cinq fils, cinq fils qui ont élu domicile sur des planètes différentes. Chaque planète ayant des contraintes qui lui sont propres, les humains qui y résident ont muté de générations en générations et ne sont désormais plus que de lointains cousins des Terriens. Les cinq mondes dominent l’univers, ont la mainmise sur l’ultrapropulsion et décident chaque année quels quotas attribuer à telle planète ; notre belle planète Terre a quant à elle été rétrogradée au rang de sous-planète.
Paddy Blackthorn, un héros tel que je les aime, se fait arrêter dès le début du roman pour trois raisons : un, pour s’être introduit dans un bâtiment dont l'accès lui était interdit ; deux, et ce, afin d’y découvrir les secrets de l’ultrapropulsion ; et enfin trois, pour avoir fait exploser une partie dudit bâtiment, faute de connaissances en la matière, manquant par là-même faire exploser la ville entière !
Mais Paddy a de la repartie, de la gouaille et c’est bien ça qui le sauve presque de cette première mésaventure. Doué de talents linguistiques, il se fait nommer interprète au sommet annuel des fils des cinq mondes en guise de punition. Paddy va trouver le moyen de tuer les cinq fils d’un coup et de faire de lui la personne la plus recherchée des cinq mondes, car il a également réussi à se procurer les cinq rubans que chacun des fils portaient à leur poignet. Ces rubans censés révéler le secret de l’ultrapropulsion …
Je me suis donc régalée avec ce space opera : Paddy n’en loupe jamais une et loin d’être un héros accablé par le sort, il sait toujours sortir son épingle du jeu. Le roman est court, se lit très vite et j’ai été très agréablement surprise de constater à quel point Vance a su planter un monde riche et cohérent. Une lecture sans prise de tête et divertissante, mais qui n’en reste pas moins très intelligente …


     


Roman court rentrant dans le challenge JLNN



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Chronique précédemment paru chez Mythologica  

vendredi 8 mars 2013

Mémoires d'une aveugle - Anne Duguël




Pour ceux qui découvriraient ce nom d’auteur, sachez qu’Anne Duguël n’est autre que Gudule. Les éditions Rivière Blanche nous offrent un très riche aperçu des différentes nouvelles de l’auteure, depuis ses débuts jusqu’à des récits inédits.

"J'ai ouvert les yeux. Au-dessus de moi, le rayon de lune faisait scintiller la lame. Je ne l'ai pas sentie plonger dans ma gorge. Mais le grondement sourd d'Henri, en revanche, je l'ai perçu, malgré ses dents serrées.
— Tu ne seras jamais à un autre.
J'aurais voulu crier, me débattre ; je suis restée muette, poupée inerte entre ses bras."
Anne Duguël prend un plaisir sadique à martyriser ses personnages. Qu’il s’agisse de petites filles, de femmes ou de vieilles dames, nulle, si attachante soit elle, n’échappe au couperet. Et le sort des hommes n’est guère plus enviable : dès la première ligne, leur destin atroce est scellé. Bref, si vous avez l’âme sensible, n’ouvrez surtout pas ce livre!
L’auteure n’en est pas à son coup d’essai. Parmi les quelque trois cents ouvrages qu’elle a publiés, une bonne moitié dégouline de sang. Ce qui ne l’empêche pas d’écrire pour la jeunesse et même d’être étudiée dans les écoles. Décidément, il n’y a plus de moralité !
Ce recueil de 43 nouvelles donc plusieurs inédites est préfacé par Michel Pagel et accompagné d'un entretien réalisé par Marc Bailly.


J’ai pris un énorme plaisir à redécouvrir Anne Duguël. Redécouvrir, parce qu’à la lecture de ce recueil, des bribes de souvenirs me sont revenus. Et après quelques recherches, je me suis aperçue que j’avais lu son recueil Le chien qui rit paru chez Denoël en 1995, quand j’étais ado. Et il se trouve que ce recueil reprend quelques nouvelles de ce dernier.

Le recueil comporte 43 nouvelles, certaines abordent les mêmes thèmes, mais toutes sont très différentes les unes des autres. Je ne vais pas toutes les détailler, cela serait bien trop long et bien inutile. Comme chaque nouvelle aborde des thèmes différents, il est difficile de vous dire que celle-ci est meilleure que telle autre. Elles ont toutes leur petit quelque chose, on y sent la touche d'Anne Duguël, et chaque nouvelle donne l'occasion d'apprécier le traitement réservé à ses personnages et à ses textes. Certaines vous dérangeront peut-être tandis que d’autres vous raviront. Ce que j’en retire pour ma part, ce n’est pas un coup de cœur pour certaines nouvelles mais bien un coup de cœur pour ce recueil ! J’ai juste eu un coup de cœur nostalgique pour « Nos braves soldats au front ».

Chaque lecteur y trouvera donc largement de quoi se sustenter, l’écriture d’Anne Duguël se lit avec une avidité sans relâche. Quelle que soit la nouvelle, il est difficile de la lâcher sans l’avoir finie. Le recueil se conclut sur un entretien très complet avec l'auteure.

Rivière Blanche nous propose donc ici un excellent recueil qui plaira aussi bien aux fans qu’à ceux qui souhaiteraient découvrir cette raconteuse d’histoire, telle qu’elle se décrit elle-même.

(Mon petit bémol vient de la couverture qui n’est, pour moi, pas assez représentative du recueil. Il y avait pourtant 43 nouvelles pour donner de l’inspiration...)




         




    Lecture faisant partie du JLNN :

  


Chronique précédemment paru chez Mythologica 
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