Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Young Adult. Afficher tous les articles

samedi 16 janvier 2016

La Fabrique du doute - Paolo Bacigalupi

Editions : Au diable Vauvert
Collection : Young Adult
Traduit par Patrick Marcel 
Date de publication : 8 octobre 2015
Prix papier : 19,50 € / Prix Numérique : 12,99 €
458 pages

La fabrique de doute « La vérité existe, Alix. Nous devons simplement la traquer. Une partie d'elle est sous nos yeux. Si tu crois vraiment que ton père est si innocent, alors tu n'as qu'à nous aider à hacker la Fabrique de Doute pour le confirmer. La mort de ma famille n'est pas de ta faute. Mais le prochain à mourir, par contre ? Celui-là, oui. Parce que maintenant tu sais que quelque chose ne va pas, et que tu ne fais rien. » Un vrai roman d'action, d'amour et d'intrigues, qui vous inoculera une allergie éthique aigüe à la culture de consommation. Si vous n'avez jamais regardé de travers une ordonnance avant de lire cette histoire, maintenant vous le ferez !

mercredi 26 novembre 2014

La Chica Zombie de Laura Fernández

Editions : Denoël
Collection : Y
Traduit par : Isabelle Gugnon
Date de parution : 6/11/2014
Prix papier : 20 € 
362 pages



Bienvenue dans le monde jubilatoire et déjanté de Laura Fernández. 

Dans la ville fictive d’Elron, à la fin des années 90, une poignée d’élèves et de professeurs se préparent au célèbre bal des Monstres du lycée Robert-Mitchum. Erin, seize ans, se réveille un matin et découvre avec effroi que ses cheveux sont pleins de vers, que ses doigts tombent les uns après les autres… Tout semble indiquer qu’elle est morte… Pourtant, malgré son odeur pestilentielle et sa chair en lambeaux, Erin doit quand même aller en cours. Elle cache son corps putréfié de zombie derrière des vêtements informes et du maquillage, et personne ne semble s’apercevoir de son état. 

Derrière un récit survolté et gorgé de références à la Pop culture se dessine une description juste de l’adolescence, entre exploration de soi et désir de se fondre dans la masse. Le tout servi par un style vif et original, un ton irrévérencieux et des rebondissements tout à fait loufoques.




Erin Fancher a donc seize ans, c'est une ado qui un beau matin se réveille morte, en mode zombie, pourrissante et puante, grouillant de vers qui lui dégoulinent des cheveux mais pas que. Elle a des plaies suppurantes qu'elle cache tant bien que mal avec des sparadraps. Elle se maquille et se parfume à outrance pour faire barrage à ses outrages. Avec cela, vous avez la prof remplaçante obsédée par le fait qu'elle souhaite se marier dormant à ses cotés avec une robe de marié qui lui parle. Le principale du lycée obèse se gavant de madeleine qui rêvent lui aussi de trouver chaussure à son pied et je vous passe le nombre incalculable de psychopathes croisés dans le livre.


Voilà à quoi se résume le livre, avec un coté déjanté auquel il faut pouvoir s'accrocher. A noter quelques références geek qui prêtent tout de même à sourire. Mais, peut-on vraiment partir dans tous les sens dans le loufoque et le grotesque à des fins que je n'ai pas toujours bien compris, où je me fais trop vieille pour ce genre de Young Adult. J'ai bien saisi le thème abordé, le mal être adolescent où tu es prêt à sacrifier ton intégrité pour une place sociale, pour la place aux cotés des plus populaires. J'avoue qu'à un moment, ça partait tellement dans l'absurde que je m'attendais à une fin à la Sucker Punch pour ceux l'ayant vu ils comprendront, c'est d'ailleurs pourquoi je me suis obstinée à le finir. Le livre m'a aussi fait pensé à un récent article de « Le Gorafi  »: 
Elle adore sa meilleure amie tant qu’elle reste plus moche qu’elle. Et finalement La Chica Zombie ne devrait-il pas être lu avec ce même regard qu'on porte aux médias ubuesques qui fleurissent en ce moment et qui nous font tant marrer ?

Ou alors je suis passé à côté et je ne me rends plus compte à quel point nos adolescents sont écervelés, abruti à ce point, brûlant leur personnalité juste pour être socialement intégré avec ceux qui ont la côte ? Ne me dite pas que c'est vrai ? Après j'entends bien la thématique du roman qui vient appuyer sur l'adolescente complexée en plein déni de soi ( oups désolé en même temps, je crois que ce n'était pas dure à saisir).  Mais, fallait-il le faire tel que ça, Laura Fernández a pris le parti de faire des personnages superficiels (je dirais même plus hyperficiel). Comme si tout ce qu'on reflétait en surface était notre personnalité entière, et j'avoue que ça non je n'ai pas réussi à l'accepter.

Une lecture semi-zombiesque, Young Adult, où il faut avoir l'esprit bien ouvert pour accepter l'incongruité du roman, je suis ouverte au loufoque à condition qu'il me fasse rire. Je suis convaincue qu'on peut faire un livre déjanté portant des thèmes forts avec des personnages avec un peu plus de contenance.


                                                   ma note : 





La chronique de Loesha et de Ma passion littéraire qui ont adoré


lundi 7 octobre 2013

Les Parias d'Engelar - Aurore Perrault







Engelar, dernier bastion d’une humanité qui a survécu à la Grande Catastrophe.
Kairo, l’explorateur, rentre chez lui après des mois d’absence, porteur d’une nouvelle qui va changer la vie des habitants de la cité. Dès son arrivée, il est intercepté par la milice : l’Eglise n’aime pas les surprises. Dans les sous-sols, les Parias se terrent, isolés de leurs semblables par les pouvoirs du Prophète : l’Eglise n’aime pas les gêneurs. D’autres les rejoignent, par choix ou après avoir déplu aux puissants : l’Eglise n’aime pas les rebelles.
Pourtant, les actions de tout un groupe pourraient bien changer l’ordre des choses et faire éclater certains secrets poussiéreux au grand jour…


Sortant d'un récit très riche et développé (Silo), j'avais envie d'une lecture plus simple et plus rapide. De ce point de vue le contrat est rempli. « Les Parias d'Engelar » offre tous les ingrédients du post Apo. Ce qui m'a le plus surpris au court de cette lecture, et que je ne m'explique pas, c'est cette impression d'évoluer dans un univers de Fantasy.
Maintenant pour être tout à fait franche malgré que le roman soit court, je me suis quelque peu ennuyée. Je pense pas que cela incombe vraiment au roman, c'est qu'à force de lire dans le domaine du post-apo, et bien que je savais très bien que je n'entamais un roman qui ne prétendais pas révolutionner le genre, cela n'a pas empêché l'ennuie de s'installer. L'ennuie, pourquoi, le roman s'avère sans surprise une fois qu'on a compris que les morts ne concerneront que « les méchants ». Et cela ne relève en rien d'un besoin de violence gratuite ou d'hémoglobine à outrance, c'est que pour moi le roman aurait gagné en crédibilité si l'auteur avait réussi également à faire disparaître un voir deux protagonistes parmi les « gentils  héros» cela aurait donné un peu plus de tension dans la lecture, et, aurait également permis au lecteur de ce dire qu'il y aurait alors des scènes un peu moins attendues. De plus le coté romancé du roman sans vraiment alourdir le texte ne présente que peu d’intérêt à mes yeux, pourtant je ne suis pas contre un peu de romantisme dans les textes, mais pour ce coup-ci j'ai trouvé cela superflus.

Toutefois l'écriture se révèle fluide, et le monde « les Parias d'Engelar » constitue une très belle base pour un post apo. Je pense que ce roman peut se révéler très convainquant auprès d'un jeune public et novice du post apocalyptique. Certaines notions sont également très intéressante, notamment le besoin des hommes de croire en un guide, ce besoin récurrent qu'à l'homme de mythifier. Une jeune auteure à suivre, et qui sort de la mare cocyclics.


                 





lundi 5 août 2013

La fournaise, tome 1 : Enfermé - Alexander Gordon Smith




Alex a 13 ans c'est un petit délinquant, il fait dans le vol et dans le racket. Lors d'un de ses cambriolages, il se fait prendre par des hommes en noir, les cols noirs, alors qu'Alex était accompagné de son meilleur ami, Toby. Les cols noirs  exécute Toby d'une balle dans la tête, et avant qu'Alex ne comprenne quoi que se soit, ils lui mettent le silencieux entre les mains. Alex s'empresse de fuir, il sait que s'il est attrapé pour meurtre cela le mènera à la fournaise. La fournaise, un centre de détention à perpétuité pour les mineurs criminels. Ce centre a été crée suite à un énorme bain de sang entre gang de mineurs, face à la montée de cette violence, l’État mit en place la tolérance zéro pour les crimes commis par les mineurs, la condamnation est à perpétuité à la fournaise. Ce lieu décrit est pire qu'une prison et a été construit dans une faille naturelle, en profondeur.
logo de la fournaise ! 
Malheureusement pour Alex, la police le retrouvera très vite et il finira comme il le craignait à la fournaise. Se rendant vite compte que les prisonniers qui l'accompagne ont tous été accusés pour des meurtres qu'ils n'ont pas commis.
Alex se lie assez vite d'amitié avec Donovan son compagnon de cellule, Donovan est là depuis 5 ans. Celui-ci est résigné aux conditions de détention, résigné à manger cette bouillie visqueuse à tous les repas. Il y a une chose qui continue de terrifier les prisonniers  ce sont les nuits de sang, des nuits où des panteleurs désignent des cellules, ces panteleurs auxquels le masque à gaz leur semble cousu à même la peau.
Mais Alex n'a qu'une chose en tête s'enfuir, même si cette forteresse semble n'avoir aucune faille !


Le récit est raconté par Alex, il nous raconte avec ses yeux d'ado délinquant comment il perçoit son enfermement dans des conditions hors normes. Il en vient vite à se dire que les conditions de détention sont méconnue de l’État. Que deviennent les prisonniers emportés par les panteleurs ? D'où viennent ces chiens des enfers à la peau écorchée vive … Pourquoi le directeur de la prison renvoi une aura qui relève du surnaturel, pleins de question auxquelles les réponses se font au fur et à mesure de l'adaptation et des découverte d'Alex. Pleins de réponses qui vont de l'impensable à une réalité abject ...

J'ai passé un excellent moment de lecture. Le livre est addictif et les personnages sont attachants. L'auteur a su faire évoluer les personnages en fonction de leur vécu à la prison. On sent que la prisons les a fait grandir prématurément, ils n'ont plus rien d'enfant de 13/14 ans. Les dominations des gangs dans ce milieu carcéral est très bien mené. La violence m'a fait penser à la série OZ et pourtant nous sommes bien dans un roman jeunesse, abordable par un jeune public à partir de 13 ans. Certaines scènes sont très dures, insoutenable pour ces jeunes incarcérés. On se prend vite à la lecture et on est comme Alex en attente de découvrir quelles seront les prochaines atrocités que nous dévoilera la fournaise, comme lui on est à la recherche d'un bol d'air frais. Mais l'auteur a décidé de nous laisser sur notre faim, un cliffhanger très réussi !! Un remarquable premier tome, j'espère que le prochain tome sera à la hauteur du premier !!

  



Lecture en partenariat avec les éditions numérique 12-21, cet ouvrage est également disponible en papier aux éditions Pocket Jeunesse (PKJ)




CITRIQ

samedi 29 juin 2013

Ferrailleurs des Mers - Paolo Bacigalupi



Il m'a fallu du temps pour faire mûrir cette chronique et je suis pas bien sur qu'elle soit bien à la hauteur du livre. Déjà je vais expliquer mon choix de lecture, j'ai choisi « ferrailleurs des Mers » car je ne voulais pas me lancer tout de suite dans la lecture de « la fille automate » livre précédent et multi primés (Hugo, Nebula, GPI) de Paolo Bacigalupi. Pourquoi ? Non pas que le thème et l'histoire ne m'attirent pas mais voilà , j'ai peur, peur que ce soit un livre qui se mérite. D'ailleurs certaines critiques vont dans ce sens. Alors quand je suis allée aux Étonnants Voyageurs et que j'ai su que Paolo Bacigalupi était là, et bien je me suis dis que c'était l'occasion et il est tellement sympathique que j'ai failli acheter ces deux romans, mais voilà ma Pal me faisant peur je l'avoue et manquant cruellement de confiance en moi, je me suis contentée des « Ferrailleurs des mers » et je regrette ! A force de me sous estimer dans mes capacités à ingérer des livres peut être plus complexe je ne fais que me punir. Heureusement, j'ai des amies, qui j'espère se reconnaîtront, qui me soutiennent et qui au lieu de croire en ma bêtise, crois en moi ! Bref je m'écarte de mon sujet là les enfants !

Les ferrailleurs des mers, écrit par l'éblouissant Paolo Bacigalupi, est un roman young adulte/jeunesse. La couverture réalisé par Bob Warner, est magnifique, elle prend toute sa dimension à la lecture du livre.
On pourrait se croire en Inde ou au Bangladesh de nos jours sur un chantier de démantèlement de navire,
mais non on est bien dans un roman d'anticipation. L'histoire se déroule fin du XXIème siecle aux Etats-Unis sur la côte Louisiane. Les USA ont sombré, c'est un devenu un pays du tiers-monde envahi de bidonvilles et de pauvreté. La monté des eaux a englouti de nombreuses villes. Ne subsiste pour les tranches les plus pauvres que de maigres technologies récentes tel la peinture Led. Il n'y a plus de pétrole, le monde a du faire face et trouver d'autre moyens de produire de l’énergie, trouver une alternative à la l'industrie pétrochimique ou chercher d'autre moyen de locomotion comme les clippers, bateaux aux technologies modernes qui permettent sur une planète de plus en plus immergés des déplacements rapides.

Nailer est un jeune garçon, pas très grand et visiblement, très maigre. Son job, ramener du cuivre ou autres alliages métallifères précieux revendable et pas trop lourd. Les Lourds, c'est un autre métier. Nailer lui est un léger.Sa morphologie lui permet de se faufiler dans les supertankers en démantèlement sur la plage de Bright sands Beach. Se faufiler dans des conduites étroites, non éclairer avec la seule lumière de sa peinture Led sur le front où les seuls points de repères sont les marquages du clan pour signifier que la zone explorée appartient au 1er arrivé. Et le rêve de Nailer, monter à bord d'un Clipper, fuir sa vie sur cette plage polluée, fuir ce père maltraitant ...

Puis survient une tempête, qui conduit justement un clipper au naufrage sur une petite île qui borde la plage où vit Nailer, il trouve le bateau en compagnie de Pima, une amie. Et là il sauve une jeune fille, naufragée du clipper. Nita, est la propriétaire du navire, elle est aussi la fille d'un très riche entrepreneur. Nailer prend la décision de la sauver envers et contre tout...

J'ai beaucoup de mal à rédiger cette chronique et je ne sais vraiment pas ce qui me bloque, j'ai aimé le livre, le contexte de cette aventure est très riche le monde « apocalyptique » que peint Paolo Bacigalupi est juste, il n'est pas trop young pour un roman jeunesse. L'aventure offre l'opportunité de décrire un monde, le notre, en décrépitude. Cette quête, cette fuite, menée par Nailer et Nita est elle bien typée jeunesse, quoi que certains passages demandent quand même une certaine maturité je pense. D'ailleurs, il aurait peut être été judicieux d'avoir un âge recommandé ?!

Donc un très bon roman d'aventure jeunesse, avec un contexte exploitant des notions finalement assez complexe pour du young adult, mais peut être que je sous estime les capacités de nos ados. J'attends finalement le tome 2 pour me prononcer d'avantage. Pour connaître mieux les personnages et leur développement, en apprendre plus sur ce monde apocalyptique, qui garde encore des parts d'ombre qui ne demandent qu'à se dévoiler, en définitive je crois que je reste sur ma faim. 

Paolo Bacigalupi: 

«La science-fiction, ce sont des verres non pas pour regarder le futur, mais le présent»


        



La suite "Les cités Englouties", ( le titre me fait déjà baver) sortira en novembre 2013, et évidement je me jetterais dessus !


je vous conseille un petit tour sur ce reportage photo, qui illustre bien l’ambiance du début du livre

L'abattoir aux cargos



Cette chronique parait en même temps que celle de Lune et Kissi :



La chronique de Kissi

Retrouvé également la chronique de Xapur : ICI  et celle de Tigger Lily : Là



CITRIQ


mercredi 1 mai 2013

La Fille-Sortilège - Marie Pavlenko





J'ai connu Marie Pavlenko de façon assez inattendue, en fait cela faisait suite à un échange très très tendu sur la Page d'étonnants voyageurs, où faisant preuve d'une trop grande ironie, j'ai été incomprise par une lectrice de Marie Pavlenko. Cette lectrice prenait le train en famille et payer l'entrée du salon juste pour aller voir Marie Pavlenko car elle avait adoré le Livre de Saskia !! Du coup après des recherches sur ce livre, j'ai été tentée. Et vu que je me rendais également aux étonnants voyageurs, j'avais l'intention de rencontrer moi aussi Marie Pavlenko et acheter Saskia. Mais malheureusement, je n'ai pas réussi à la voir et j'ai donc remis mon achat des livres de Saskia à plus tard. J'attendais donc le 3ème tome pour faire connaissance avec ces livres. 
Puis j'ai entendu parler de la fille-Sortilège, qui me paraissait être un one-shot. Et Book en stock m'a offert la possibilité d'enfin connaître la plume de Marie Pavlenko par un partenariat avec le pré aux clercs avec sa collection Pandore. Et je le confesse ici, je ne sais pas si j'aurais franchi le pas s'il n'y avait pas eu cette initiative de Book en Stock avec « le Moi de » Marie Pavlenko ! 


Six Clans dirigent la Cité. Chacun possède une Magie qui commande aux éléments ou aux êtres vivants. De leur union dépend l'équilibre. C'est pourquoi durant la Fête des Échanges, les adolescents sont soumis à des épreuves, en vue d'être initiés. Parce qu'elle a échoué, la jeune Érine est bannie, loin de sa famille et de son Clan. Condamnée à survivre dans la zone d'exil, elle va bientôt découvrir le sombre secret de la Cité. Et le terrible complot qui menace de la détruire.


Érine a 21 ans, a été bannie de son clan, celui des dresseurs, suite à la Fêtes des Échanges. Chaque année, la cité donne la possibilité aux jeunes de dix sept ans de rejoindre un des 5 autres clans dont ils ne font pas partie. Érine avait souhaité rejoindre le clan prestigieux des guérisseurs mais cet échange avait été refusé. Quand un échange est refusé, le jeune se voit banni, puisqu'il a d'une façon dénigré son clan d'origine et a été refusé d'entrer dans l'autre. Il se retrouve alors Hors-Clan, ou Orkla en argot. Cette cité des six clans fonctionne sans monnaie, chaque clan pourvoit aux besoins de chacun en fonctions de leur aptitude. 

Érine, va donc se retrouver orkla a 17 ans, dans un des bidons-villes qui enserrent la cité au nord et au Sud, elle y fera très vite la connaissance de Malcor qui l'aidera a s'en sortir, lui apprendra le métier de déterreuse de corps afin de pourvoir à leur besoin, car la monnaie existe bien mais que dans les orklas, car il faut bien réussir à se nourrir, les six clans ne pourvoient pas du tout à leur survie. Et c'est bien ça qu'Érine va apprendre auprès de Malcor, la survie ! Seulement, Malcor va mourir mais prenant soin de vendre son corps afin d'acheter une hustissa, sorte de petite loge d'habitation, pour qu’Érine s'en sorte. Érine sauvera ensuite Arkadi, adolescent infirme qu'elle affectionne comme un petit frère. A qui elle apprend à son tour la survie chez les orklas. 

J'ai passé un très agréable moment à lire ce livre. J'ai été surprise de trouver un monde aussi foisonnant, et des personnages aussi bien construits. Pourtant je partais avec une petite appréhension, puisque la collection Pandore se décrit comme étant de la fantasy Young Adult ( je suis toujours assez méfiante, peur de l'ennuie, peur de personnages trop caricaturaux pour plaire aux jeunes lecteurs etc ...) Mais non loin de là, Érine est un personnage féminin fort, avec une intelligence ne manquant pas de pertinence, elle est indépendante. J'ai été prise aux tripes quand Érine retrouve ses parents, j'ai trouvé une phrase sur le net que j'ai trouvé très adapté au personnage d’Érine « il arrive qu'on pleure, non parce qu'on est faible mais parce qu'on a été fort trop longtemps ». Érine voit Arkadi comme un petit garçon insouciant qui ne se rend pas forcement compte des tenants et des aboutissants, on se rend vite compte que ce personnage est plus complexe que ça. Lui tient sa force de son humour et de sa répartie, qui fait preuve d'une sensibilité qui est propre à son caractère et pas forcement dû à son âge, et d'un amour inconditionnel pour sa sauveuse. 
J'ai également aimé comment était utilisée la magie, comment elle se manifestait, cette communion, ce ressenti que l'auteure a su faire passer à merveille.

Un très bon roman, certes Young adult, mais qui a su trouver les mots justes sous la plume exquise de Marie Pavlenko, la preuve je l'ai lu en 2 jours...  Un roman qui saura trouver son public et saura le faire réfléchir sur les valeurs familiales le tout sur un scénario qui prend effectivement fin à la conclusion de ce roman mais qui reste toutefois assez ouvert pour entrevoir une suite. Mais aucune crainte à avoir ce livre ce suffit à lui même même.


       


Et n'oublier pas durant tout le mois de mai retrouver Marie Pavlenko sur Book en Stock !!

(clic)


CITRIQ
Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...