Affichage des articles dont le libellé est Post apo. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Post apo. Afficher tous les articles

vendredi 21 mai 2021

[ Far North ] Au nord du monde - Marcel Theroux




Ré édition : Zulma
Titre V.O Far North
Traduit par de l'anglais par Stéphane Roques 
Prix papier 20 € / Numérique : 12,99 €
397 pages 



Ici, dix mois par an, le climat mord la peau. Le silence règne, désormais. La ville est plus vide que le paradis.»
Au nord du monde, la terre s’étend à perte de vue, anéantie par un cataclysme. Parmi les décombres, le shérif Makepeace erre. La route porte ses pas, à la recherche d’un temps qui n’existe plus et d’une humanité à reconstruire. Ravivant à l’horizon la lueur d’une rédemption…
Un roman visionnaire et obsédant sur la beauté du monde et sa fragilité. 


Dans ce roman nous découvrons Makepiece, rien que le nom laisse songeur, shérif de son état, celui-ci continue à faire des rondes dans son village Natal, Evageline. Village de quakers, installés depuis à peine une génération par choix d'une vie simple, épurée, loin des grosses villes et de leur technologie. Les Parents de Makepiece ont fait ce choix et se sont donc établis en Sibérie, quittant leurs Amériques. Seulement, Makepiece patrouille dans une ville fantôme, seule âme encore vivante de ce désert glacé, il y a eu visiblement un bouleversement, de quel ordre, nous n'en savons guère plus...
« Chaque fois que je montais en selle dans la cour et que je sortais, j'estimais que tous ceux que je croisais avaient, d'une façon ou d'une autre, l'intention de me tuer ou de me voler. Mais je ne pouvais pas vivre comme ça sous mon toit. J'ai décidé de faire confiance à Ping, pas parce que j'avais un bon instinct à son sujet - je ne le connaissais ni de Ping ni de Pong – mais parce que je ne pouvais vivre autrement. »

Et c'est avec ce personnage, qui se dévoile peu à peu, fragment par fragment dans cet environnement hostile qu'est la Sibérie que se plante le décor de ce roman. Où les conditions de survie dans un monde sont telles que l'Homme confronté à ce bouleversement, fera le choix comme beaucoup de se ranger dans ces pires retranchements où l'exploitation humaines est monnaie courante, où la confiance en son congénère n'est plus qu'un rêve éphémère. C'est donc dans les pas de Makepeace que nous suivons ses aventures, ses déboires passant du fatalisme, comme à la combativité. Un personnage doté d'une extrême pudeur, où les émotions nous pénètrent immanquablement. 


« Il ne pensait pas à mal, mais c'était quand même un peu vexant. Je suis susceptible pour ces choses-là. J'ai des manières frustes. J'ai déjà agi avec brutalité. Mon ignorance m'inspire de la honte, comme le gouffre entre moi et mes parents. 

Il est très difficile de s'étendre d'avantage sur ce livre, un roman magnifique qui s'est vu doté d'un excellent travail de traduction. Je me réjouie vraiment que ce livre est fait l'objet d'une lecture commune et donc d'échange entre lecteurs, tant le livre est riche d'autant plus qu'il se révèle très complexe à chroniquer tant il est important de préserver le futur lectorat, il serait vraiment dommage d'un dire plus. 



Je finirais avec un extrait de la postface brillamment écrite par Haruki Murakali :

 « Nous savons déjà que les événements décrits ne relèvent pas d'un simple postulat fictionnel, mais sont le reflet d'une réalité qu'il nous est impossible de ne pas regarder en face, ou d'une autre chose subordonnée à la réalité. Ce que nous découvrons en lisant une histoire est assurément une émotion partagée, fût-elle douloureuse. En l’occurrence, nous trouvons dans ce récit un canal fiévreux, large, pulsant et torturé... »

La chronique Jae-lou, Vert, Lorhkan, Lune, Rose, Nathalie et celle de Gromovar

lundi 13 février 2017

⭐ Good Morning Midnight - Lily Brook-Dalton ⭐

Editions : Les presses de la cité
Traduit par Sylvie SCHNEITER
Paru : 26 /01/2017
Prix papier : 19,50 € / prix numérique : 13,99 €
272 pages




« Ainsi prend fin le monde, non dans une explosion, mais dans un murmure. » T. S. Eliot 
Augustin, un brillant astronome, est en mission dans l'Arctique lorsque sa base est évacuée. Alors que les militaires rapatrient ses collègues, il refuse de quitter l'Observatoire. Quel que soit le danger, il veut finir ses jours ici, les yeux dans les étoiles. La rencontre avec une fillette de huit ans change ses plans : il doit reprendre contact avec le monde pour qu'elle soit sauvée. Mais toutes ses tentatives restent sans réponse...
Alors qu'une jeune astronaute, Sully, quitte Jupiter pour regagner la Terre avec son équipage, elle perd tout contact avec Houston. Augustin capte son appel. Au fil des échanges, ils vont se découvrir et se rapprocher, malgré l'immense vide qui les sépare. Ensemble, ils affrontent leurs peurs et leur solitude, réfléchissent sur leurs choix passés et affrontent le futur qui les attend.

vendredi 30 septembre 2016

Station Eleven - Emily St John Mandel

Editions : Payot & Rivages
Collection : Littérature étrangère/Rivages
Traduit par Gérard DE CHERGE
Paru en : Août 2016
Prix : 22.00 €
480 pages


Un soir d’hiver à Elgin Theatre de Toronto, le célèbre acteur Arthur Leander s’écroule sur scène, en pleine représentation du Roi Lear. Plus rien ne sera jamais comme avant.
Dans un monde où la civilisation s’est effondrée, une troupe d’acteurs et de musiciens parcourent la région du lac Michigan et tente de préserver l’espoir en jouant du Shakespeare et du Beethoven. Ceux qui ont connu l’ancien monde l’évoquent avec nostalgie, alors que la nouvelle génération peine à se le représenter. De l’humanité  ne subsistent plus que l’art et le souvenir. Peut-être l’essentiel.
Entre l’avant et le présent, Station Eleven entrelace sur des décennies la destinée de personnages inoubliables. Élégie de la condition humaine, ce livre à construction vertigineuse envoûte le lecteur par sa puissance romanesque émotionnelle.

dimanche 21 février 2016

Extinction - Matthew Mather

Edition : Fleuve ~ noir
Collection : Thriller - Policier 
Date de parution : 12/11/2015
Titre V.O. : Cyberstorm
Traduit par Christine Barbaste
Prix papier : 20,90 € / Prix numérique : 14,99 €
480 pages


Alors qu'une gigantesque tempête de neige s'abat sur Manhattan, Internet s'effondre, entraînant dans sa chute les infrastructures municipales : l'électricité, l'eau courante... Le black-out est total, les vivres viennent à manquer. Dehors, c'est la loi de la jungle, entre pillages et épidémies. On accuse les Chinois, les cyberpirates. La faim, le froid, la soif guettent à chaque corner ( sérieux ?? Corner ??) – mais l'ennemi le plus redoutable partage sans doute votre palier...
Dans la résidence de Chelsea ou, hier encore, les voisins se pressaient joyeusement autour d'un barbecue, confiance et solidarité s'érodent peu à peu. Mike Mitchell, jeune père et ingénieur aisé, sait que la menace peut surgir de partout. Aucune barricade ne peut garantir contre la trahison, l'égoïsme, la paranoïa... Sa vie, celle de sa femme et de son fils ne dépendent que de son jugement. À mesure que la communauté se disloque, l'extinction opère son effroyable sélection naturelle...

mardi 29 décembre 2015

Nous entrerons dans la lumière - Michèle Astrud

Editions : Aux forges de Vulcain
Collection : Littérature
Date de publication : 7 Janvier 2016
Prix papier : 19 €
312 pages 

« Je suis le guetteur de la nuit, le gardien des hautes cimes. Je surveille l’arrivée du désert, l’avancée des tempêtes, bientôt la maison sera ensevelie sous le sable. Seuls ceux qui habitent les étages les plus hauts arriveront à survivre. » 
Dans un monde en déliquescence, la sécheresse et la canicule font des ravages, l’égoïsme et l’anarchie règnent, et chacun lutte férocement pour sa survie. Antoine, un ancien professeur, rend quotidiennement visite à sa fille Chloé qui, suite à un événement traumatique dont il se sent coupable, souffre de graves troubles de la mémoire et réside depuis des années dans une maison pour enfants malades. Antoine se bat contre l’oubli et la destruction, en photographiant son environnement en train de disparaître, et en reconstruisant sa relation douloureuse avec Chloé. C’est alors que réapparaît Sonia, son amour de jeunesse, devenue documentariste de renom. Antoine décide de partir sur les routes avec Chloé, dans l’espoir que ce voyage lui permette les sauver eux-mêmes.
Dans une atmosphère des derniers jours où l’obscurité gagne, dans une errance où l’oubli croît, Antoine réussira-t-il à assumer son rôle de père ? Chloé arrivera-t-elle à grandir ? Parviendront-ils, ensemble, à retrouver la lumière ?

lundi 19 octobre 2015

U4 : Yannis - Florence Hinckel

Editions : Nathan et Syros
Date de parution : Août 2015
prix papier : 16.90 / prix numérique : 12,99 €
300 pages 

« Je m’appelle Yannis. Ce rendez-vous, j’y vais pour rester libre. »
Yannis vit à Marseille. Ses parents et sa petite sœur sont morts. Maintenant, il voit leurs fantômes un peu partout– peut-être qu’il devient fou ? Quand il sort de chez lui, terrifié, son chien Happy à ses côtés, il découvre une ville prise d’assaut par les rats et les goélands, et par des jeunes prêts à tuer tous ceux qui ne font pas partie de leur bande. Yannis se cache, réussit à échapper aux patrouilles, à manger… Mais à peine a-t-il retrouvé son meilleur ami que ce dernier se fait tuer sous ses yeux. Il décide alors de fuir Marseille et de s’accrocher à son dernier espoir : un rendez-vous fixé à Paris…

samedi 26 septembre 2015

Semences - Jean-Marc Ligny

Editions : L'atalante
Collection : La dentelle du cygne
Illustré par Raphaël Defossez
Date de parution : 24/09/2015
Prix papier : 21 € / Numérique : 9,99 €
412 pages


Sur une Terre dont le climat a radicalement changé suite à l’emballement climatique des trois siècles précédents...
Un jeune couple, Denn et Nao, issu d’une tribu cavernicole d’Amérique du Nord, entreprend un voyage vers un « paradis terrestre » aperçu sur un foulard en soie peinte que leur a légué un homme bardé d’objets inconnus, sorti du désert pour venir mourir près de leur grotte.
Ils croisent des nomades, traversent des ruines irradiées, découvrent des technologies résiduelles et, encore et toujours, des façons de s’adapter inimaginables... jusqu’au Groenland où, d’après eux, serait situé ce « paradis ».
Or Nao a emporté une micro-société de fourmites avec qui elle partage des liens quasi-télépathiques et qui nourrissent peut-être d’autres desseins… 
Un road-movie qui signe la renaissance de l’humanité.

mardi 5 mai 2015

Une pluie sans Fin de Michael Farris Smith

Editions : Super 8
Titre V.O : Rivers
Traduit Michelle Charrier
Date de parution : 7 Mai 2015 
Prix papier : 20 € / prix numérique : 12.99 €
443 pages
L'ouragan Katrina n'était qu'un signe avant coureur ; après des années de catastrophes écologiques, le sud des États-Unis, de la Louisiane à la Floride, est devenu un véritable no man’s land. Plutôt que de reconstruire sans cesse, le gouvernement a tracé une frontière et ordonné l’évacuation de la zone. Au sud de la Ligne se trouve désormais une zone de non-droit ravagée par les tempêtes et les intempéries incessantes – sans électricité, sans ressources et sans lois.
Cohen fait partie des rares hommes qui ont choisi de rester. Incapable de surmonter la mort de sa femme et de l’enfant qu’elle portait, il tente tant bien que mal de redonner un sens à sa vie, errant sous une pluie sans fin. Des circonstances imprévues vont le mettre en présence d’une colonie de survivants, menée par Aggie, un prêcheur fanatique hanté par des visions mystiques. Celui-ci retenant contre leur gré des femmes et des enfants, Cohen va les libérer et tenter de leur faire franchir la Ligne. Commence alors un dangereux périple à travers un paysage désolé, avec pour fin l'espoir d'une humanité peut-être retrouvée.

samedi 14 février 2015

Dernier Meurtre avant la fin du monde de Ben H. Winters


Editions : Super 8
Titre Original : The Last Policeman
Traduit par : Valérie le Plouhinec
Date de parution : 12 Février 2015
Prix papier : 18 € / prix numérique : 12.99 €
345 pages 

Concord, New Hampshire. Hank Palace est ce qu’on appelle un flic obstiné. Confronté à une banale affaire de suicide, il refuse de s’en tenir à l’évidence et, certain qu’il a affaire à un homicide, poursuit inlassablement son enquête. Celle-ci n’a pourtant pas grand intérêt dans la mesure où, d’ici à six mois, Hank sera mort. Comme tous les habitants de Concord. Et comme tout le monde aux États-Unis et sur Terre. Dans six mois en effet, notre planète aura cessé d’exister, percutée de plein fouet par 2011GV1, un astéroïde de six kilomètres de long qui – les scientifiques sont formels – la réduira en cendres.
Aussi chacun, désormais, se prépare-t-il à sa façon au pire. Dans cette ambiance pré-apocalyptique, où les marchés financiers se sont écroulés, où la plupart des salariés ont abandonné leur travail, où certains se livrent aux pires excès possibles tandis que d’autres mettent fin à leurs jours, Hank, envers et contre tous, s’accroche. Il a un boulot à terminer. Et rien, pas même l’apocalypse, ne pourra l’empêcher de mener son enquête à son terme.
Premier volume d’une trilogie aux prémisses résolument inédites, Dernier meurtre avant la fin du monde, est LE polar de l’apocalypse. Sans jamais se départir d’un prodigieux sens de l’intrigue et du suspense, Ben H. Winters déploie une vision douloureusement convaincante d’un monde proche de l’agonie. Le lecteur est tiraillé par cette interrogation lancinante : que ferions-nous, que ferions-nous réellement si nos jours étaient comptés ?

dimanche 25 janvier 2015

Le Paradoxe de Fermi de Jean-Pierre Boudine


Editions : Denoël Lunes d'encre
Date de parution : 08/01/2015
Illustration de couverture : Aurélien Police
Prix papier : 18 € 
182 pages 


Dans son repaire situé quelque part à l’est de l’arc alpin, Robert Poinsot écrit. Il raconte la crise systémique dont il a été témoin : d’abord le salaire qui n’arrive pas, les gens qui retirent leurs économies, qui s’organisent pour trouver de quoi manger, puis qui doivent fuir la violence des grandes villes et éviter les pilleurs sur les principaux axes routiers.
Robert se souvient de sa fuite à Beauvais, de son séjour dans une communauté humaniste des bords de la mer Baltique et des événements qui l’ont ramené plus au sud, dans les Alpes.
Quelque part dans le récit de sa difficile survie se trouve peut-être la solution au paradoxe de Fermi, à cette célèbre énigme scientifique : dans un univers aussi vaste que le nôtre, l’espèce humaine ne peut pas être la seule douée d’intelligence ; alors où sont les autres, où sont les traces radio de leur existence?
Jamais auparavant l’effondrement de notre civilisation ne fut décrit de façon plus réaliste.

lundi 27 octobre 2014

Notre île sombre de Christopher Priest


Editions : Denoël
Collection : Lunes d'encre
Titre originale : Fugue for a Darkening Island
Traduit par Michelle Charrier
Illustration : Aurélien Police
Date de publication : 13/05/2014
Prix papier : 17,50 € 
202 pages

«Je suis sale. J’ai les cheveux desséchés, pleins de sel, des démangeaisons au cuir chevelu. J’ai les yeux bleus. Je suis grand. Je porte les vêtements que je portais il y a six mois et je pue. J’ai perdu mes lunettes et appris à vivre sans. Je ne fume pas, sauf si j’ai des cigarettes sous la main. Je me saoule une fois par mois, quelque chose comme ça. La dernière fois que j’ai vu ma femme, je l’ai envoyée au diable mais j’ai fini par le regretter. J’adore ma fille, Sally.
Je m’appelle Alan Whitman… Et je survis dans une Angleterre en ruine, envahie par des populations africaines obligées de fuir leur continent devenu inhabitable.»
Notre île sombre est la version révisée du Rat blanc, une œuvre «de jeunesse» datant de 1971. Se situant dans la droite ligne des romans catastrophe de J.G. Ballard et John Wyndham, Christopher Priest y dresse le portrait ironique d’une ancienne puissance coloniale colonisée à son tour. Plus de quarante après sa première édition,Notre île sombre n’a rien perdu de son pouvoir de fascination. Sa critique de l’arrogance des pays du Nord vis-à-vis de ceux du Sud est plus que jamais d’actualité.

vendredi 17 octobre 2014

La nuit a dévoré le monde de Martin Page (Pit Agarmen)

Editions : J'ai lu
Date de parution en poche : 20 août 2014
prix papier : 6, 50 € / prix numérique : 8,99 €
190 pages 


Un homme a miraculeusement survécu au déferlement des zombies sur le monde. Durant des mois, il tente de survivre à l'horreur de l'apocalypse qui a frappé l'humanité.
Un Ovni littéraire, à mi-chemin du roman de genre et du roman classique : dérangeant et cruel, d'une intelligence et d'un humour acérés.
Quand les hommes se transforment en zombies, et qu'un jeune écrivain se trouve seul confronté à cette violente apocalypse, il n'est finalement pas si surpris. Depuis longtemps l'homme a fait preuve de sa décadence et de sa cruauté. Aujourd'hui, un pas de plus dans l'abomination a été franchi : il est devenu un monstre anthropophage.
Face à cette nuit de cauchemar, tel Robinson sur son île, le jeune survivant s'organise. Il vit reclus dans un appartement et se croit un temps à l'abri, en dépit des attaques répétées des morts-vivants. Mais la folie de ce nouveau monde fait vaciller sa propre raison. Pour échapper au désespoir, il réapprend à vivre et à lutter, Armé d'un fusil, il découvre avec surprise qu'il peut tuer et qu'il a même un certain talent pour ça. En réinterrogant son passé, il se livre aussi à une introspection sensible sur sa propre condition et les raisons de ses échecs passés. C'est son inadaptation à la société des hommes qui explique peut-être sa survie à cette fin du monde.
Un roman d'action, littéraire et psychologique, qui reprend les codes du genre pour mieux les subvertir.

mercredi 15 octobre 2014

Bird Box de Josh Malerman

Editions : Calmann-Lévy
Label : Orbit
Traduit par Sébastien Guillot
Date de parution : 17 septembre 2014
Prix papier 20.90 € / prix numérique : 14.99 €
384 pages 


La plupart des gens n’ont pas voulu y croire. Les incidents se passaient loin, sans témoins. Mais bientôt, la menace s’est rapprochée, a touché les voisins. Ensuite, Internet a cessé de fonctionner. La télévision et la radio se sont tues. Les téléphones ne sonnaient plus. Certains, barricadés derrière leurs portes et leurs fenêtres, espéraient pouvoir y échapper.
Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui s’est abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fi n cruelle. On dit qu’un simple coup d’oeil suffi t pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fi lle. Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifi ant sur le fl euve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés.
Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

lundi 22 septembre 2014

Vongozero de Yana Vagner


Editions : Mirobole
Collection : Horizon pourpre 
Traduit du russe par Raphaëlle Pache
date de parution : 04/09/2014
prix papier 22 € / prix numérique : 9.99 €
470 pages 


Anna vit avec son mari et son fils dans une belle maison près de Moscou. Un virus inconnu a commencé à décimer la population. Dans la capitale en quarantaine, la plupart des habitants sont morts et les survivants – porteurs de la maladie ou pillards – risquent de déferler à tout instant. Anna et les siens décident de s’enfuir vers le nord, pour atteindre un refuge de chasse sur un lac à la frontière finlandaise : Vongozero. Bientôt vont s’agréger à leur petit groupe des voisins, un couple d’amis, l’ex-femme de Sergueï, un médecin… Le voyage sera long, le froid glacial, chaque village traversé source d’angoisse, l’approvisionnement en carburant une préoccupation constante.
D'une plume subtile, Yana Vagner happe le lecteur dès les premières pages avec ce récit d'une femme confrontée à une tension psychologique permanente et à une promiscuité subie, au coeur d'une Russie dévastée.

mardi 16 septembre 2014

Drift de Thierry Di Rollo


Editions : Le bélial
Date de parution : 13 mai 2014
Prix papier : 20 €
346 pages

« [Il] déploie dans l’espace noir sa forme en pointe de flèche. Il flotte, lourd et interminable, et des vaisseaux par centaines gravitent autour de lui. Ses flancs sont piquetés de lumières blanches ; quelques-unes clignotent ensemble, dessinant de courtes lignes sur le fuselage gris sombre… »
Le Drift est un titan. Un monument sans pareil, le condensé d’un million de volontés tendues vers un but non négociable : quitter une Terre à bout de souffle. Le Drift est une cathédrale, le temple des vanités humaines, l’iniquité usinée en matériaux composites. Le Drift est la porte ouverte aux étoiles, mais une porte que bien peu prendront. Car pour gigantesque que soit le Drift, les places à son bord sont limitées. Aux seuls Justes, aux puissants, aux privilégiés des cités-dômes. Le Drift est le dernier espoir pour l’humanité. Mais une humanité qui n’est plus celle de tout le monde, une humanité aux franges de l’immortalité, orientée, assistée, nano-contrôlée, au-delà de sa propre condition, résolue à abandonner son berceau sans retour possible, déterminée à embrasser l’espace…

dimanche 17 août 2014

La fille flûte et autres fragments de futurs brisés de Paolo Bacigalupi


Edition : Au diable Vauvert
Date de publication : Mai 2014
Prix papier : 23 €
Prix numérique : 9,99 €
434 pages


Recueil de dix nouvelles, la fille Flûte confirme que les possibilités de la science fiction sont aussi importantes sous forme courte que sous forme longue. L'auteur du best-seller international La Fille automate y concentre son regard autour de considérations sociales, politiques et environnementales, et on trouve là de magnifiques variations sur les thèmes qui deviendront centraux dans ses romans. Presque toutes ces histoires ont été récompensées ou no minées pour les prix Nebula et Hugo, et la nouvelle « L'homme calorie» a remporté le prix Theodore Sturgeon.

dimanche 10 août 2014

Spores ! de Olivier Saraja suivi de l'interview de l'auteur


Auto-édition
Date de publication : Juin 2014
Prix : 0.99 € 
± 37 pages

Des fois il faut accepter de prendre des risques, même en tant que lecteur. Et si le Tag auto-édition existe sur le blog c'est que j'ai déjà été m'aventurer vers ce type d'ouvrage qui a tendance à faire peur « l'auto-édition ». Si vous demandez lesquels rendez-vous ici et là. Je vous inforrme - histoire de rassurer un brin - que cette nouvelle de Olivier Saraja a été décortiqué (selon ces termes) par les grenouilles de Cocyclics.
La civilisation s'est effondrée. Pieter et sa fille Enora tentent de survivre dans un monde envahi par une espèce de mousse très invasive, dont les spores représentent un danger mortel. L'irruption d'une femme dans leur vie bouleversera leur quotidien. Vers quel avenir les entraînera-t-elle?Entre drame humain et fable écologiste, Spores! amène le lecteur dans un monde silencieux et oppressant, sis aux limites de la folie humaine. Pour public averti.

La nouvelle maintenant, c'est ce qui vous intéresse. Je ne vais pas rentrer plus dans le fond de l'histoire que la quatrième de couverture résume suffisamment. Dèjà, le point le plus positifs de mon point de vue c'est l'immersion dans la nouvelle qui est vraiment instantanée. On suit Pieter de suite dans sa survie, les descriptions sont très imagées et très réussies, ce qui conduit vraiment dans une ambiance très poisseuse, végétale et mousseuse. D'ailleurs, la couverture de David Revoy, retranscrit parfaitement bien la nouvelle et l'ambiance. L'histoire n'est pas en reste, j'ai beaucoup apprécié cette approche de fin de civilisation. Mon seul petit bémol est sur les révélations qui nous sont faites et qui sont ou aurait été devinés par le lecteur. Mais je pense que chaque lecteur peut réagir différemment selon que l'on soit habitué à ce genre, à savoir le post-apo.
Moyennant 0.99 €, une nouvelle qui sait trouver son lecteur et installer une ambiance rapide avec un background bien construit. A découvrir !





§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§§

Courte interview de l'auteur : 

(enfin peu de questions et beaucoup de contenu dans les réponses ^^ )


Cornwall : Quand on visite ton site on voit que tu as rédigé ta nouvelle en mai dernier. Et tu l'as très rapidement mis en vente format numérique en auto-édition, pourquoi ce choix ?
Olivier Saraja : J'ai plusieurs projets en cours: un roman (terminé mais à environ 35% de réécriture), un projet de série (en cours de discussion avec un éditeur), et différentes nouvelles (la suivante est à 75% d'écriture, les deux suivantes sont au stade de synopsis virtuel dans ma tête: pas encore commencé à rédiger). Les nouvelles indépendantes, les éditeurs ne semblent pas trop friands en dehors d'anthologies: sans doute beaucoup de travail, pour un retour sur investissement très lent. Dans les formats courts, ils semblent privilégier les séries et les novellas. Les temps de réponse sont de l'ordre de plusieurs mois. Si on regarde bien, plusieurs éditeurs ont fermé les soumissions pour ce format, le temps de digérer, je suppose, ce qu'ils ont déjà dans les tiroirs. 
Pour ma part, j'ai fait le choix de publier quatre nouvelles en auto-édition. J'ai un grand respect pour ce mode d'édition, même s'il bénéficie d'une piètre vision sur le lectorat français. Peu m'importe. Je m'efforce de produire des textes de la plus grande qualité possible (avec bêta-lecteurs plus mise à contribution de la communauté CoCyclics), et je compte bien que les chroniques, les notes et commentaires pousseront les lecteurs curieux vers mes oeuvres en raison de leur qualité et leur bon accueil par mes lecteurs. 
Cela explique pourquoi je travaille si lentement: j'écris, je relis, je ré-écris, je pèse longuement les mots, cisèle lentement et délicatement mes phrases. Je veux vraiment produire des textes intéressants, bien calibrés. Et une fois passée cette très lente maturation, devoir attendre plusieurs mois supplémentaires pour qu'un éditeur ou l'autre prenne une décision quant à mon texte, m'est assez difficile (et pourtant, je m'estime patient!). J'ai donc choisi de publier mes nouvelles one shot sous la bannière de l'auto-édition. Cela aura un effet secondaire intéressant: celui de me forger une identité d'auteur, faire en sorte de marquer la mémoire des lecteurs, pour qu'ils puissent facilement se dire, plus tard "tiens, c'est lui qui a signé cette nouvelle-là, c'était sympa, j'ai envie de découvrir ce que vaut son roman".
C'est ma seule ambition: challenger l'appétit de lecture des amateurs, et m'insérer modestement dans les piles de lecture au milieu de grands auteurs.


Cornwall : La couverture de David Revoy restitue à merveille l'ambiance de la nouvelle, comment est née cette collaboration ?

Oliver Saraja : David est un formidable artiste. Nous nous connaissons depuis des années, de part notre engagement dans le domaine des logiciels libres, et plus particulièrement ceux de graphisme: Blender, Krita, MyPaint, Gimp... Nous partageons le même secteur géographique, la même envie de démocratiser les logiciels libres, le même appétit pour le fantastique et l'imaginaire. J'ai donc la chance de le compter parmi mes amis, au sens premier et noble du terme, pas celui galvaudé par les réseaux sociaux.

Lorsque je lui ai parlé de ma nouvelle "Spores!" il a été enthousiaste à l'idée d'en signer la couverture. À titre gracieux et amical, car ce n'est pas en vendant des formats courts sur le circuit de l'auto-édition que je pourrais espérer le rémunérer comme il se devrait. Mais bon: j'ai une cave et un frigo bien achalandés, on trouvera bien un terrain d'entente ;-)


Cornwall : Tu as à ton actif un ouvrage édité dans un domaine bien différent « la 3D libre avec blender 2.6 », et là tu écris une nouvelle d'anticipation et on découvre d'autres projets en cours, notamment Lady Bradsley. Comment t'es venu ce goût pour l'anticipation ? Lady Bradsley, appartiendra-t-il également au domaine de l’imaginaire, les Cocyclics t'ont-ils aidé également sur ce projet ?

Olivier Saraja : Anticipation, imaginaire... Je suis tombé dedans pendant mon enfance. J'ai commencé à jouer aux jeux de rôle à l'âge de dix ans (début années 80, faites les calculs) et j'ai très tôt été bercé par Tolkien, Lovecraft et consorts. Moorcock, Herbert, Simmons, Cook, Gemmel, Eddings figurent en bonne position dans ma bibliothèque. 
J'ai toujours écrit (des ouvrages de jeux de rôle, des articles pour la presse informatique, un livre informatique). Il n'y a pas eu de réelle transition vers la fiction, cela a toujours été là, concret: j'ai un roman terminé depuis des années, et je le réécris à "temps perdu". La seule nouveauté, c'est le format de la nouvelle, que j'ai (re)découvert grâce aux lectures numériques. J'ai été de suite conquis. 
Lady Bradsley est le personnage central de la série sur laquelle je travaille en ce moment. C'est une jeune femme, qui au cours des années 1900, tient un cabinet de consultante en affaires occultes. C'est une aventurière, plus au sens d'Adèle Blanc-Sec que de Lara Croft, toutefois. Les talents médiumniques qui sont les siens sont à la fois un Don mais aussi et surtout sa malédiction personnelle. J'espère que ses aventures (déjà trois décrites sur les six prévues) plairont autant au public qu'à mes bêta-lecteurs actuels, très enthousiastes.
Et oui, les grenouilles de CoCyclics officient à la troisième version de mon pilote de série :-) Cela se déroule toutefois hors forum, en raison de la longueur des épisodes...











vendredi 18 juillet 2014

Un éclat de givre de Estelle Faye


Editions : Les Moutons Électriques
Collection : Bibliothèque Voltaïque
Date de parution : 05/06/2014
Illustration : Aurélien Police
Prix grand format : 21 € / Prix numériques : 7,99 €
256 pages 


Un siècle après l’Apocalypse. La Terre est un désert stérile, où seules quelques capitales ont survécu. Dont Paris.Paris devenue ville-monstre, surpeuplée, foisonnante, étouffante, étrange et fantasmagorique. Ville-labyrinthe où de nouvelles Cours des Miracles côtoient les immeubles de l’Ancien Monde. Ville-sortilège où des hybrides sirènes nagent dans la piscine Molitor, où les jardins dénaturés dévorent parfois le promeneur imprudent et où, par les étés de canicule, résonne le chant des grillons morts. Là vit Chet, vingt-trois ans. Chet chante du jazz dans les caves, enquille les histoires d’amour foireuses, et les jobs plus ou moins légaux, pour boucler des fins de mois difficiles.Aussi, quand un beau gosse aux yeux fauves lui propose une mission bien payée, il accepte sans trop de difficultés. Sans se douter que cette quête va l’entraîner plus loin qu’il n’est jamais allé, et lier son sort à celui de la ville, bien plus qu’il ne l’aurait cru.

lundi 21 avril 2014

Le jour des Fous de Edmund Cooper

Magnifique couverture signé Eric Scala

Rappelez-vous l'été 1971. Un temps magnifique, une chaleur idyllique. Presque le paradis, n'étaient-ce ces nouvelles taches solaires apparues sur l'astre du jour, alors même que le taux de suicide augmentait de manière inquiétante un peu partout. Et le merveilleux été s'est poursuivi une décennie entière, durant laquelle le Suicide Radieux a atteint des proportions gigantesques de par le monde, menaçant jusqu'à la survie de la race humaine. Seuls les fous, les artistes, les excentriques et autres psychopathes ont échappé à l'épidémie ; au point, bientôt de constituer une nouvelle - la seule - normalité. Une normalité à laquelle Matthew Greville, survivant malgré lui dans ce monde devenu fou, espère encore prétendre... 

Ce roman post-apocalyptique fait la part belle à l'espèce humaine, comme d'habitude me direz-vous. L'extermination de l'espèce touche essentiellement les personnes dites « normales », la cause de cette pandémie de suicide est due à des radiations solaires, ce qui a conduit au doux nom de Suicides Radieux voir SR. En l'espace d'une décennie, ils ne subsistent sur terre que les Transno, c'est à dire « les fous, les artistes, les excentriques et autres psychopathes ». Ce roman évolue par le prisme de L’Angleterre et par ce personnage qu'est Matthew Greville. Ancien Publicitaire, il est le survivant de son Suicide manqué, suicide qu'il avait entrepris au volant de sa voiture sur le pont de Chelsea, dans laquelle il circulait accompagné de sa femme, Pauline. Lui a survécu mais pas elle, et Greville a été condamné pour ce geste, dans une Angleterre en pleine déliquescence, ce prisonnier immunisé par les radiations solaires se retrouvent très vite à faire le fossoyeur de ces concitoyens. D'années en années, la civilisation disparaissant, Greville ayant retrouvé la liberté préfère se retirer dans un bled loin des survivants transno afin de préserver sa tranquillité. Les villes n'étant plus du tout des lieux sûrs, y trouvant des meutes de chiens en quête de viandes fraîches aussi bien que des hordes titanesques de rats affamés. Toutefois, lors d'une excursion de ravitaillement, il rencontre et sauve Liz, sur ce même pont de Chelsea où dix années auparavant il avait perdu sa femme. Greville y voit un signe, et, commence à partir de ce moment la survie de ce couple dans une Angleterre livrée à elle-même ou plutôt aux transno... 

Cette lecture m'avait été conseillée par Xavier Mauméjean puis Lune a décidé que ce serait ma lecture défi dans le cadre « Ânes Vs Papillon ». Je suis une novice, il faut bien le dire, les classiques de la SF je ne les connais pas. Et quand bien même suis-je assez férue de lectures dites d'anticipation, je m'oriente il faut bien l'avouer sur des publications récentes. Pourquoi ? J'en sais trop rien, peur d'un décalage trop flagrant peut-être entre les époques, d'un texte vieillissant et que le coté anticipation devienne plus drôle que crédible, mais globalement je ne m'explique pas cette désaffection pour les œuvres fondatrices du genre. Et c'est d'ailleurs, de façon intentionnelle ou pas, que Lune m'aiguille vers ces classiques dans un soucis de combler un manque certain dans ma culture de lecture SF. J'avais découvert d'ailleurs grâce à elle « Barrière Mentale » de Poul Anderson. 

« Le jour des Fous » est un roman paru dans la fin des années 60, mais que l'auteur avait commencé à écrire fin des années 40. Même si ce livre n'est pas un chef d'œuvre, cela n'en rend pas sa lecture dispensable. Malgré tout il a su traversé les décennies et rester une œuvre tout à fait lisible à notre époque. Certes en faisant des survivants des transno cela a permis à Edmund Cooper des choix scénaristiques totalement ubuesques, mais finalement ça se lit très bien. Somme toute, j'ai constaté également que ces problématiques de fin du monde humain n'est pas qu'une préoccupation de notre décennie, il y a déjà un moment que les auteurs d'anticipation ont compris que la société humaine telle qu'elle est aujourd'hui court vers sa déchéance, reste à savoir quand, seul un nouveau roman de post-apo me donnera cette réponse, alors j'y retourne...


         








Retrouver la critique de Lune sur Chroniques des Ombres de Pierre Bordage : ICI

samedi 19 avril 2014

49 jours de Fabrice Colin




Je m’appelle Floryan ; j’ai dix-sept ans. Il y a quelques jours, je suis mort : un attentat dans le métro. Je me suis réveillé dans un paysage de plaines et de montagnes, somptueux, qui s’étendait à perte de vue. Un être de lumière m’a accueilli, se présentant comme un « Elohim ». Il m’a proposé un choix : soit je le suivais dans le Royaume – un paradis, selon lui, mais que je n’étais pas autorisé à voir avant de m’y rendre –, soit je plongeai dans le Nihil, un gouffre gigantesque menant vers... Vers quoi ? C’est là toute la question. Je ne sais rien du Nihil, j’ignore tout du Royaume, et j’ai quarante-neuf jours, pas un de plus, pour prendre une décision. Le problème, c’est que ce choix n’engage pas que moi...

J'ai un reproche à faire au niveau de l'édition. J'ai lu sur beaucoup de chroniques que ce roman est un jeunesse. On voit ça où ? Outre le fait d'aller sur la page web de l'éditeur, sur le livre rien ne l'indique. C'est pas la première fois que je vois ce choix de ne pas mentionner l'appartenance d'un livre au rayon jeunesse, je m'interroge sur la finalité de ce choix ? 

Le livre débute de nos jours sur Floryan adolescent de 17 ans empruntant avec ces camarades une rame de métro quand brusquement tout bascule, la rame explose, un attentat à la bombe. Rappelant tristement l'attentat saint-Michel de 1995. Une très belle entrée en matière qui pour le coup parlera davantage au plus de trente ans.
Ensuite changement de décor, Floryan se réveille dans une sorte d'Eden : L'Intermonde. De là, il fait très vite la connaissance d'un Élohim qui lui donne 49 jours pour faire un choix. Mais Floryan est attiré par un sentier qu'il emprunte dans le but de se donner un peu le temps de la réflexion. Là il est surpris de rencontrer quelqu'un et de constater que finalement un autre choix est possible. Après son intégration dans cette communauté des Égarés vient son apprentissage notamment voler avec un Altar. Là indubitablement j'ai pensé à Avatar, si bien que mon imaginaire concernant l'intermonde c'est calqué malgré moi sur celui de Pandora. Floryan découvre alors la plongée dans les brumes du Nihil qui permette de voyager dans le temps, dans le passé mais surtout le futur, chose que les Egarés toutefois interdisent. Mais Floryan se sent obliger d'aller vérifier comment sa mort est vécu par ses proches. Et il se retrouve à braver maintes fois les interdits, il est attiré par le futur où il fait une macabres découverte qui l’emmènera toujours plus loin et plus durablement dans les affres du futur.

Elle parle de ma mère dans le regard de son père. Elle parle de ma mère comme d'une fleur dans un champs de boue, d'une fleur qui s’obstine à être une fleur, et qui exalte des parfums de paradis au milieu des effluves d'une usine trop proche. Cette usine, explique-t-elle avec sourire, nous la connaissons tous, elle fonctionne à plein régime: C'est la fabrique du malheur. 

Un début prometteur qui happe de suite le lecteur, la suite dans l'intermonde avec notamment l’apprentissage m'a quelque peu ennuyé mais sans non plus gâcher le plaisir de lecture. Le récit étant servi avec une plume simple, fluide et extrêmement immersive. Le coté voyage dans le temps est très ludique et on comprend très vite que le futur est plus digne d’intérêt, même si l'envie de revoir se jouer certaines scènes de l'histoire est intéressante, c'est souvent l'inconnue qui attire comme le prouve l'aventure de Floryan au travers de son épopée dans un futur qui se révélera, je peux le dire sans dénaturer l'intrigue, post-apocalyptique. Ainsi Fabrice Colin surfent avec les genres avec habilité sans aucunement faire souffrir son texte. On se délectera de ce mélange des genres qui prouvent s'il en est que les frontières entre Fantasy, Fantastique et SF sont minces. 


       






Related Posts Plugin for WordPress, Blogger...