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mardi 20 octobre 2015

Top Ten Tuesday # 2 : Les 10 meilleurs recueils de nouvelles

Le Top Ten Tuesday (ou TTT, donc) est un rendez-vous hebdomadaire dans lequel on liste notre top 10 selon le thème littéraire défini. Ce rendez-vous a initialement été créé par The Broke and the Bookish et repris en français sur le blog Frogzine










Je vous en propose dix en vrac, ceux qui me sont venus naturellement en mémoire. Mais j'ai pas forcement envie de les classer par ordre de préférence, car aucun ne mérite de comparaison. 



 règle CRAAAsienne à la fin du billet 



mardi 4 août 2015

Women in chains de Thomas Day

Editions : ActuSF
Collection : Les 3 souhaits
Date de parution : 04/2012
Illustration de couverture : Diego Tripodi
Prix papier : 12 € / Prix numérique : 5.99 €
202 pages


Mexique : Juárez. La ville monstre dévore ses femmes. Leurs souffrances et leur sang nourrissent des cauchemars si anciens que la mémoire des hommes les a oblitérés.
Allemagne : Un eros-center. Cinq étages sans ascenseur, plaisir hâté pour luxure tarifée. La romance qui naîtrait dans ces murs ne pourrait que se poursuivre dans la folie et la violence.
Groenland : L’hiver est le dernier refuge de Cassandra. La désolation glacée pour couver l’oubli. L’oubli de soi et du pouvoir de trop en voir.
Afghanistan : Nous sommes les violeurs. Mercenaires et touristes. Toubib, Bobbie, Goran, le Juif et l'Australien... En mission, mystiques, égarés. Nous sommes les violeurs. Nous sommes les libérateurs.
France : Les poings qui vengent, les pistons qui rendent les coups. Tous les coups silencieux de la lâcheté des hommes. La revanche extraordinaire sur la violence ordinaire.
Auteur d'une douzaine de romans, Thomas Day signe ici une petite pentalogie des violences faites aux femmes. Cinq récits aux frontières du réel, qui interpellent, choquent ou font réfléchir.

lundi 3 août 2015

JE SUIS LA REINE et autres histoires inquiètantes de Anna Starobinets

Edition : Mirobole
Collection : Horizons pourpres
Traduit par Raphaëlle Pache
Date de publication : 14 mars 2013
prix papier GF : 19 €/ poche : 6.40 € / numérique : 11.99 €
210 pages (GF)

Maxime, 7 ans, vit avec sa sœur jumelle et leur mère à Moscou. Bientôt des transformations déconcertantes s’opèrent chez lui. En lisant le journal intime tenu par le petit garçon, on le voit devenir peu à peu la proie d’un hôte terrifiant, qui cherche à lui faire commettre l’innommable...
Les autres récits du recueil font évoluer des personnages poignants dans une Russie contemporaine inquiétante. Ici, un employé de bureau développe des sentiments troubles pour une denrée moisissant au fond de son réfrigérateur. Là, un dresseur de chiens se réveille dans un train à côté d’une femme qu’il n’a jamais vue mais dit être son épouse, et qu’il devra apprendre à aimer.
Je suis la Reine brouille les frontières entre réel et imaginaire et nous confronte à une représentation troublante de l’horreur quotidienne et de la schizophrénie ordinaire.
Anna Starobinets (Анна Старобинец), journaliste et scénariste, vit à Moscou. Son tout premier ouvrage, Je suis la Reine (2005), sélectionné pour le Prix national du best-seller, l’a imposée comme la reine russe de l’horreur. Les mondes troublants qu’elle crée et la sobriété de sa plume la placent dans la lignée d’auteurs tels que Kafka, Stephen King ou encore Gogol. Elle est traduite en anglais, italien, espagnol, suédois, polonais et bulgare.

mercredi 15 juillet 2015

La ménagerie de papier de Ken Liu

Editions : Le bélial'
Traduit par Pierre-Paul Durastanti
Illustration de couverture : Aurélien Police
Date de publication : 2 avril 2015
Prix papier : 23 € prix numérique : 11.99 €
448 pages 

« Elle plaque la feuille sur la table, face vierge exposée, et la plie. Intrigué, j’arrête de pleurer pour l’observer. Ma mère retourne le papier et le plie de nouveau, avant de le border, de le plisser, de le rouler et de le tordre jusqu’à ce qu’il disparaisse entre ses mains en coupe. Puis elle porte ce petit paquet à sa bouche et y souffle comme dans un ballon.
“Kan, dit-elle. Laohu.” Elle pose les mains sur la table, puis elle les écarte.
Un tigre se dresse là, gros comme deux poings réunis. Son pelage arbore le motif du papier, sucres d’orge rouges et sapins de Noël sur fond blanc.
J’effleure ce qu’a créé Maman. Sa queue bat et il se jette, joueur, sur mon doigt… »
Ken Liu est né en 1976 à Lanzhou, en Chine, avant d’émigrer aux états-Unis à l’âge de onze ans. Titulaire d’un doctorat en droit (université de Harvard), programmeur, traducteur du chinois, il dynamite les littératures de genre américaines, science-fiction aussi bien que fantasy, depuis une dizaine d’années, collectionnant distinctions et prix littéraires, dont le Hugo, le Nebula et le World Fantasy pour la seule « Ménagerie de papier », ce qui demeure unique à ce jour. Le présent recueil, élaboré au sein d’un corpus considérable, et sans équivalant en langue anglaise, consacre l’éclosion du plus brillant des talents, protéiforme et singulier — l’avènement d’un phénomène.

lundi 15 juin 2015

Les chambres inquiètes de Lisa Tuttle

Editions : Dystopia 
Anthologiste et traductrice : Nathalie Serval
Illustration de couverture : Stéphane Perger
Date de parution : 04/2014
Prix papier : 15 €
368 pages 



Sommaire

  • Préface de Nathalie SERVAL
  • Un nid d'insectes (Bug House)
  • Sans regrets (No Regrets)
  • En pièces détachées (Bits and Pieces)
  • La tombe de Jamie (Jamie's grave)
  • Lézard du désir (Lizard Lust)
  • Vol pour Byzance (Flying to Byzantium)
  • L'autre chambre (The Other Room)

  • Oiseaux de lune (Birds of the moon)
  • Propriété commune (Community Property)
  • Une amie en détresse (A Friend in Need)
  • L'autre mère (The Other Mother)
  • Les mains de Mr. Elphinstone (Mr. Elphinstone's Hands)
  • La plaie (The wound)
  • Le nid (The Nest)

dimanche 5 avril 2015

L'expérience de Christophe Bataille

Éditions : Grasset
Date de publication : 14/01/2015
Prix papier : 12 € / Prix numérique : 8, 49 €
82 pages


Je suis sorti de la tranchée et tout de suite ses yeux m’ont fixé : deux prunelles de cendre. C’était une chèvre, une pauvre chèvre que nous n’avions pas vue, enchaînée sur la plaine, face au pylône et à la bombe. Un chevreau semblait s’abriter derrière elle, sur ses pattes tremblantes. Tous deux étaient comme cuits. J’ai abandonné mon compteur, et la chèvre s’est mise à hurler. Le chevreau était tombé sous elle. Il y avait ce cri, mécanique, sans être, un cri à nous rendre fous. Pour ce cri, j’aurais renoncé à la France. »
Avril 1961, dans le désert algérien. A trois kilomètres de ce point inconnu, une tour de cinquante mètres porte une bombe atomique. Le jeune soldat qui parle, accompagné d’une petite patrouille, participe à une expérience. Il est un cobaye.
C’est cette zone d’intensité extrême que nous livre Christophe Bataille. Face à l’histoire et à la mort, il reste les mots, les sensations, la douceur du grand départ puis la lumière.

samedi 10 août 2013

Un tour de montagnes Russes le soir de la Saint-Thorlak de Julien Morgan



J'en suis venue à lire cette nouvelle suite à un partage de billet sur un réseau social :  Facebook. Du coup j’ai atterri sur le blog de l'auteur de ce billet : Julien Morgan ! Le billet est percutant et pertinent, je plussoie  ! Mais que vois-je sur le coté de ce blog, une magnifique couverture de Lysander Kerys et un titre qui accroche. Je m'accorde donc le droit d'un achat compulsif, je transmets cette nouvelle sur ma liseuse et ni une ni deux je l'avale.
J'en profite pour dire que Julien est à adopter : ICI 

Venons-en à la nouvelle c'est tout de même le sujet qui nous intéresse ici.

Un homme a entendu parlé de mystérieuses montagnes russes, lors d'une discussion d'un type deux années auparavant. Il était certes quelque peu éméché et il n'est plus tellement sûr de ce qu'il a compris ce jour là. Toujours est-il qu'il se retrouve à Altanboro près du Lac champlain et qu'il s'apprête à faire un tour de Ziggurat. En s'y rendant il fait la rencontre d'Anita, ils attendent ensemble leur tour pour les montagnes russes. Si hautes que l'empire state Building pourrait se loger en dessous...

Un nouvelle intriguant, émouvante, avec une ambiance feutré et brumeuse. Un écriture juste et fluide, un sujet maîtrisé. La nouvelle fait mouche et encore une fois vient démontrer que l'auto-édition n'est pas qu'un ramassis d'auteurs ratés comme j'ai malheureusement pu le lire. Une auto-édition réussi, soigné, travaillé servi d'une plume excellente. Je ne peux que vous conseiller d'aller vous régaler de ces écrits. Pour ma part je suis conquise, et je vais de ce pas m’intéresser aux autres publications de ce jeune homme.


                       




lecture n°23 dans le cadre de ce défi

jeudi 6 juin 2013

L'une rêve, l'autre pas – Nancy Kress


Editions : ActuSF
Collection : Perles d’Épice / Hélios
Traduit par Claire Michel
Illustration de couverture : PROP4G4ND4
Date de parution : 10/2012 - 09/2016 (poche)
Prix GF (épuisé) : 12 € / Prix numérique : 3,99 € / Prix poche : 7,00€
160 pages



« Docteur... savez-vous combien j’aurais pu accomplir en plus si je n’avais pas dû dormir toute ma vie ? »

Alors que deux jumelles viennent au monde, l’une d’elles a été génétiquement modifiée pour ne plus avoir besoin de sommeil. Chaque jour, elle dispose de huit à dix heures en plus pour vivre et découvrir le monde... Des heures qui feront aussi d’elle un être à part.
Dès lors, comment trouver sa place dans une société qui n’est plus la vôtre ?
Nancy Kress est l’une des belles voix de l’imaginaire mondial avec des romans comme Après la chute, Le Nexus du Docteur Erdmann ou encore Les Hommes dénaturés. Elle développe une science fiction au carrefour de la science, de la conscience sociale et de la poésie. L’une rêve, l’autre pas est son chef-d’œuvre. Il a obtenu le prix Hugo, le prix Nebula, le prix Asimov des lecteurs, le Grand Prix de l’Imaginaire et le prix décerné par Science Fiction Chronicle.

dimanche 28 avril 2013

Rennes, ici Rennes - Calibre 35







Je repends ce qui est écrit sur leur site à savoir : Calibre 35 est un collectif d’auteurs Rennais de romans noirs, dans toutes les acceptions du terme, du thriller au polar en passant par le roman d’aventure. Onze écrivains, onze styles, onze univers, mais des envies communes : partager une passion avec les lecteurs, accompagner et révéler de jeunes auteurs. Avec la certitude que la différence et la diversité font progresser. 

Les auteurs du calibres 35 sont : Erik Wietzel, Claude Bathany, Valérie Lys, Frank Darcel, Yves Tanguy, Frédéric Paulin,David S. Khara, Stéphane Grangier, Léonard Taokao, Hervé Commère et Isabelle Amonou 

Si vous souhaitez plus d'info sur ce groupe pas très fréquentable je vous invite à visiter leur site : ICI 

« Rennes, ici Rennes » est donc un recueil de polar/thriller, une nouvelle par auteur, il manque juste au recueil la présence de Isabelle Amonou. Faute d'avoir pu rendre sa copie à temps, je lui ai bien demandé de me faire une impro sur les pages blanches du livre, bien que l'idée fut intéressante, elle n'a pas osé. 

Et oui parce que ces onze auteurs je les ai rencontré, à l'occasion du festival Mine de Polar à Pont Péan !! Un lieu mythique ! Enfin surtout pour moi ^^ Chacun m'y a laissé une gentille dédicace, mais il est certain que se faire dédicacer un livre avant lecture ne permet pas forcement beaucoup d'échange, mise à part avec David S. Khara que je voyais pour la énième fois. 

Justement, je me suis éclatée à lire ce bouquin , d'une parce que j'ai habité 10 ans à rennes, pour ne rien caché boulevard de la T.A. puis avenue gros Malhon. J'ai pris énormément de plaisir à retrouver des quartiers que j'ai fréquenté, Maurepas, Ste Thérèse, la gare, Avenue Janvier (forcement j'étais collégienne/lycéenne à Émile Zola), Rue hoche (et oui, je connais Critic depuis son ouverture ...), tout le centre ville rive nord comme rive Sud. Je crois qu'il n'y a pas une seule nouvelle dans ce bouquin qui ne parle pas d'une rue où je n'ai pas traîné mes savates !!



Chaque nouvelle débute à la gare de Rennes, d'où le nom « Rennes, ici Rennes » 


  • On débute ce recueil par « Braise » la nouvelle de David S.Khara, une femme assez mystérieuse, revient 25 ans après à Rennes et sème le trouble dans la ville, pourquoi ? Une nouvelle, bien mené, toujours avec autant de punch de la part de David S. Khara. 
  •  « Rive droite » de Franck Darcel. Hervé Tassel revient mettre les pieds sur Rennes après une longue absence, et décide de se pointer chez sa mère et sa sœur mais là rien de se passe comme il pensait. Une nouvelle pleine de rebondissement, surprenante, où j'ai apprécié de découvrir une nouvelle plume. 
  • « Des cendres à Montfort » de Valérie Lys, des cendres funéraires disparaissent du crématorium. Une enquête très bien ficelée, une conclusion très intéressante malgrè que j'avoue ne pas avoir été autant emballé que la précédente nouvelle. 
  • « Le complot » Erik Wietzel : une plume que je ne découvrais pas ayant déjà lu « Ne Cherche pas à savoir». Je vais pas garder le suspens plus longtemps, c'est ma préférée du recueil. Une jeune femme, Sophie, a été victime d'un accident de moto, un sabotage peut être. Depuis, elle fait des cauchemars où elle présent qu'elle est victime d'un complot de grande ampleur. Elle tient un blog dans lequel elle parle de ce complot à vaste échelle et fait la connaissance de Marion. Sophie se rend à Rennes afin rencontrer Marion qui détient une preuve de ce complot. Un Nouvelle extrêmement bien menée où je ne peux en dire plus ^^
  • « Les Errements d'Hippocrate » d'Yves Tanguy : une jeune femme s'embrouille avec son petit copain du moment lors d'un trajet en train. Elle décide de le planter lors d'un arret sur Rennes et profite de ne pas avoir d'attache ailleurs pour se trouver un emploi au C.H.U, puisqu'elle est pneumologue et vient de finir de soutenir sa thèse. Sitôt ses fonctions commencées, des morts étranges et fulgurantes parmi les membres du personnel hospitalier commencent. Encore une nouvelle bien sympa, j'ai beaucoup aimé l'intégrité jusqu'au boutiste du flic retraité ! 
  • « Savoir et Savoir » de Hervé Commère : Un mec se fait embaucher, par 3 types, sitôt sa sortie de prison afin d'intimidé un voisin qui empêche par des beuglements la vente et la re-location des logements mitoyens. Une nouvelle bien sympa où je me suis sentie aussi imbibée que le l’ex-taulard ! 
  • « Ad Rennes Aline » de Léonard taokao : Un type se rend à Rennes pour faire des travaux au black, arrivé sur place rien ne se passe comme il veut. Il se fout dans des situations rocambolesques. Une plume percutante, bien cinglante !! une nouvelle haletante que j'ai vraiment kiffé ! 
  • Je vous offre une petite citation : « Il faudra noter que, déjà dénué d'intelligence, le Punk n'a aucun humour. Ce qui fait beaucoup pour un mouvement qui se prétend révolutionnaire. L'imagination au pouvoir se limite aux mille et une façons d'attacher son chien à un poteau urbain » 
  • « Rennes, gueule ouverte » de Stéphane Grangier : Cette nouvelle m'a fait penser à Fight Club. Mais même si j'ai vite percuté ce qui se tramait dans la vie du protagoniste j'ai beaucoup aimé cette nouvelle. 
  • « Chasse aux vieux » Frédéric Paulin : Et bien tout est dans le titre !! Un vieux, la cinquantaine à peine, se fait buter à Rennes et un de ces potes Robert Saggin est appelé par la femme de la victime, pour elle il se trame quelque chose de louche dans la mort de son mari. Des rumeurs laissent entendre que les jeunes ont établi un couvre feu pour les vieux … Un récit percutant, gare au jeunes ! 
  • « Autofiction » Claude Bathany : Un écrivain de thriller, jamais publié, en manque d'inspiration à l'idée de se rendre à la gare de Rennes afin de rechercher une femme qui ressemblerait globalement à la description de la nouvelle héroïne de son roman afin de retrouver l'inspiration et que s'il la trouve, il la filerai, mais tout se déroule au delà de ses espérances … Du vécu Monsieur Bathany ?! Encore une nouvelle réussi pour ce recueil !! 

Le pari est réussi pour ce recueil thriller/polar de ces écrivains Rennais ! J'ai découvert de nouvelles plumes qui ont fait mouche ! C'est sans surprise que je peux vous dire que je vais donc me procurer « Mauvaise herbe » de Leonard Taokao et je succomberais sans doute pour d'autres auteurs (enfin leurs livres hein …) 
Ce recueil ravira plus d'un Rennais, mais reste très accessible à qui ne connaîtrait pas la ville, mais qui ne connaît pas Rennes ?


         


Lecture N°20 dans le cadre du challenge JLNN


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samedi 13 avril 2013

❅ Le Rêve du Prunellier - Rozenn Illiano (Défi Âne VS Papillon #2 )



Lune m'avait prévenue, tu vas recevoir un livre, un petit présent de ma part et ce livre sera ton prochain défi. Et j'ai effectivement reçu un livre, celui de Rozenn Illiano dédicacé et avec plein de petites choses dedans : marque page, photo d'illustration, carte de visite etc … Bref j'étais super contente, c'était un super cadeaux.
Mais voilà j'avoue que dans le cadre du défi, ouh là là !!! Je me sentais prise au piège entre l'affection que je porte à Lune de m'avoir offert ce livre et le respect pour Rozenn car jusque là j'aime ce qu'elle fait, de ce que je connais à savoir ses bijoux, ses illustrations, le livre pour enfant que j'ai et qu'ils (Rozenn et Xavier) ont dédicacé. Bref je me retrouvais avec un très bel ouvrage auto édité. AUTO- EDITÉ, et je vous avoue que lorsque je vois des livres auto-édités je manque souvent à l'appel …


Voici la présentation du livre par sa 4ème de couverture :


« Entends le chant des trains, et les cris d’une Reine des Neiges en furie, et le bruissement des arbres hybrides. Écoute les prières fiévreuses d’une dame d’hiver en péril, l’écho d’un bec de corneille qui cogne à la fenêtre, le bruit sourd d’un corps chutant d’un gratte-ciel. Écoute le silence des mondes qui s’entrechoquent, et le vacarme d’une graine qui grandit, bien cachée sous le bitume…

Huit nouvelles oscillant entre féerie étrange, fantastique éthéré, onirisme nocturne. Huit histoires sans lien ni point commun, ou presque. Juste quelques corneilles, et le froid mordant de l’hiver…»

Le livre de Rozenn reflète son talent, autant dans ses illustrations que ces bijoux. Ces belles histoires me parlaient déjà, elles coulaient toute seule sous sa plume. Son univers que j'arpentais à travers ses sites ont pris vie naturellement sous ses écrits. J'ai pris un plaisir non feint à lire les 8 nouvelles de ce recueil qui se compose comme suit :
  • Un gout de pluie et de rouille : Une très beau texte qui annonce l'ambiance noir, sombre, froid de l'ensemble de recueil. On rentre tout de suite dedans et moi qui est toujours beaucoup de mal à mettre les pieds sur le quai d'une gare cela m'a mis de suite mal à l'aise. Un texte que j'ai beaucoup aimé puisque j'apprécie qu'un texte me pousse dans mes retranchements. 
  • Dies Irae : Une très belle nouvelle dans laquelle une fois encore le froid, le givre, la neige sont très présents. J'ai pas envie de vous en dire plus ^^ 
  • Le forêt d'Adria : J'ai beaucoup aimé ce texte également, il m'a fait pensé un tout petit peu au film de Disney lâ haut, dans l'amour que maître Cornelius portait à sa femme Ysabeth. Il trouve et part à destination de la forêt d'Adria. Une forêt magnifique pleine de magie, de noirceur, de danger et de tout beauté. J'ai beaucoup aimé retrouver Obéron et Titania ^^ 
  • D'hivers et d'ombres : Est sans doute un des textes majeur de ce recueil, dans lequel l'univers de
    Rozenn prend vraiment tout sa dimension, et dans lequel on sent qu'il y a encore matière à exploiter. Un univers bien à elle et maîtrisé dont j'ai beaucoup apprécié d'avoir les illustrations à porter de mains pour savourer encore plus son monde. 
  • Poe : Un excellent texte qui comme son nom l'indique rend hommage à Edgar Allan Poe mais aussi à cet inconnu qui lui a rendu hommage sur sa tombe pendant de très nombreuses années, une très belle nouvelle qui encore une fois à su me toucher ! 
  • Funambule : Un beau texte encore une fois bien qu'il m'est assez difficile de lui donner une interprétation 
  • Blackthorn : Une nouvelle dans l'univers des ombres où l'on retrouve Silence ^^
  • Layla des tours : Difficile à résumer bien que j'ai beaucoup aimer ce texte également.



Pour conclure, Rozenn nous livre ici un très beau recueil, qui bien que je peine à le résumer, fait passer un excellent moment de lecture, sombre, froid, cristallisant et qui saura trouver son public immanquablement ... 




Retrouver ici la chronique de Lune de Présumé coupable d'Isabelle Guso


Lecture n° 16 dans le cadre du challenge JLNN :


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lundi 1 avril 2013

Le Prophète et Le Vizir Ada et Yves Rémy ( Défi Âne VS Papillon)



C’est ma 1ère chronique dans le cadre Défi Âne vs Papillon. Cette chronique va donc paraître en même temps que celle de Lune sur le livre que je lui avais choisi à savoir : Druide

Souvenez vous Lune m’a choisi ce livre, car ayant des goûts assez proche, elle était curieuse de connaître mon avis sur le Prophète et le Vizir qu’elle n’a pas encore lu.

D’après elle, elle commençait Soft parce qu’elle ne me choisissait pas un Pavé (150 pages), chose que moi j’ai faite en prenant Druide ^^
C’est une notion qu’on va devoir débattre je pense et je suis donc très curieuse d’avoir son impression sur Druide, à savoir si elle l’a lu sans difficulté ou en ramant comme une forcenée …

Parce que voilà, je l’avoue j’ai ramé pour lire ces 150 pages il m’aura fallu énormément de volonté, et cette volonté je la tenais par ce défi que je souhaitais honorer (on n’a pas parlé de gage en cas d’échec, je n’ose pas imaginer vu que Lune est une psychopathe qui aime exterminer la vermine …)




Le prophète et le Vizir se compose de deux récits :

  • L’ensemenceur
  • Les huit enfants du Vizir Fares Ibn Meïmoun


L’ensemenceur, est l’histoire d’un prophète, que le Dieu Allah aurait doté d’un sixième doigt signe distinctif comme quoi il aurait été touché par la grâce de dieu et qu’il aurait des dons afin de lire l’avenir.
Seulement notre Prophète n’arrive pas à connaître l’avenir proche, il voit l’avenir sur des siècles … Ces prédictions ne savent donc pas toucher les personnes tellement elles se sentent trop éloigner des propos du Prophète.

Les huit enfants du Vizir Fares Ibn Meïmoun, est un développement sur une des prophéties prédit sur le récit précédent à savoir que les huit enfant du vizir mourront d'une mort violente. Le vizir va donc tous faire afin de déjouer le destin.

Si je peine tellement à résumer ces deux récits c'est sans doute que je n'ai pas su m'immerger dedans. J'avoue que je n'ai pas été emportée par ces deux récits qui m'ont laissée de marbre, et desquels malheureusement je ne retiens aucune saveur. Ceci dit loin de moi l'idée de dire que c'est mauvais, ce n'est pas le cas. Ce type de roman n'est absolument pas fait pour moi, voilà tout. Je ne développerais donc pas plus cette chronique.
J'ai trouvé malgré tout et comme toujours avec Dystopia la couverture très belle et répondant parfaitement au contenu.

Maintenant, si vous souhaitez avoir de bel avis construit je vous invite à consulter les avis de Lelf, de tigger Lilly, de Lhisbei  ou de Blackwolf !


Lecture faisant partie du JLNN :



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mercredi 20 mars 2013

Les Avenirs- Hafid Aggoune



C’est la 1ère fois que je laisse autant de temps entre une chronique et une lecture. Mais j’ai eu des soucis techniques (ordi en rade).  Bon cela  m’a permis de me rendre compte qu’il est important pour moi de chroniquer à chaud juste après avoir lu.

StoryLab qui est un partenaire du JLNN, propose aux participants des titres de leur catalogue. Je tiens à m’excuser pour le retard de cette chronique qui est indépendante de ma volonté. Et remercie Storylab de m’avoir offert ce livre en avant première.
Là pour ce roman, il ne me reste que des sensations, quelques ressenties, mais pas suffisamment pour faire une chronique  digne de ce nom, quand bien même j’aurais déjà été capable de le faire ;)


« Un jour, j’avais dix-sept ans, j’ai disparu de moi. » Pendant près de soixante ans, Pierre Argan a vécu absent à lui-même, sur l’île de Luz où il a été interné. Mais ce matin de septembre, le vieil homme se réveille. Il remonte alors le cours de sa vie, se souvient peu à peu de son enfance, de son premier amour Margot... et de cette journée d’automne, en 1942, où tout a basculé.
Un roman poétique et envoûtant, qui nous parle de mémoire, de création, d’exil et d’amour.
Les Avenirs est le premier roman d’Hafid Aggoune. Il a reçu le prix de l’Armitière 2004 et le prix Fénéon 2005, et fait aujourd’hui l’objet d’une nouvelle édition.
« L'amour est cette ombre parfumée qui ne vous quitte jamais... »

Pierre Argan se réveille d’une vie léthargique après 60 ans passé dans les affres d’un esprit en souffrance. Il va se réveiller d’un temps non vécu, d’une vie qu’il n’a su que voir sans participer, une vie qu’il n’a fait que subir sans jamais rien ressentir. Mais un jour, il se réveille, son esprit enfin s’ouvre au monde qui l’entoure.

Le récit est écrit avec des passages de l’enfance de Pierre Argan puis des sauts dans sa nouvelle vie éveillée, réveillée. Mais on sent que son esprit est encore endolorie par cette vie sans vécue. C’est surtout dans ces moments là que moi en tant que lectrice je me suis perdue, mais n’étais ce pas le but recherché, se perdre dans cet esprit naissant qui réapprend à ressentir, à recevoir des émotions, à ré-apprivoiser ses souvenirs.

Hafid Aggoune nous offre ici un très beau et très touchant récit, mélancolique il faut le dire et qui sera sans aucun doute délivrer de très belles émotions à de nombreux lecteurs. Même si moi, pauvre madeleine que je suis, n’a pas su cette fois être touchée par cette émotion qui a pourtant su attendrir Lune …


N.B : Je ne serais dire pourquoi mais j’étais persuadé à la lecture du livre qu’il y avait une photo de Montgolfière en couverture du livre ? Bien avant d’être influencer par le contenu du livre ?! Le mystère reste pour moi entier !



                   


Lecture dans le cadre du JLNN :



vendredi 15 mars 2013

B comme bière - Tom Robbins



Suite à une kronik vidéo de la Critic Team, je me suis laissé convaincre par ce court roman ! J'avais besoin d'un divertissement à ce moment là et je peux déjà dire qu'à ce niveau là le contrat est rempli !!





À la veille de ses 6 ans, Gracie s'interroge. Quel est ce mystérieux liquide que les adultes ingurgitent avec une telle satisfaction ? Si son père élude ses questions sur la bière, l'Oncle Moe s'avère plus loquace. Il propose même à sa nièce de l'emmener visiter la Brasserie Redhook. Mais quand elle apprend que la visite n'aura pas lieu, Gracie a un accès de colère et engloutit une canette trouvée dans le frigo. Elle voit alors surgir la sympathique Fée de la Bière. Commence alors pour la fillette un voyage fabuleux et instructif au pays de l’alcool couleur de miel.


B comme bière est un conte enchanteur dont la lecture a l'art d'enivrer petits et grands. À consommer sans modération.




C'est donc à l'aube de ses 6 ans que la petite Gracie va essayer d'avoir plus d'explications sur la bière. Cet étrange breuvage couleur de pisse est-elle une boisson tel que le cola mais pour les vieux ? 

Elle va s'enquérir d'abord à sa mère qui lui explique que le mieux c'est de demander à son père ... 

La petite va retrouver son père devant un match de foot qui s'accompagne inévitablement de sa glacière fournie en BIÈRES !!! Son père n'est donc pas du tout disposé à répondre aux interrogations de la fillette. D'ailleurs ce père n'est jamais très présent pour répondre aux attentes de sa fille.


Heureusement Oncle Moe est là, et il a toujours du temps à consacrer a sa nièce. Moe est un personnage loufouque, assez attachant (très loin du Moe des Simpsons ^^), qui a beaucoup d'affection pour sa nièce même s'il lui arrive de lui apprendre des élucubrations. Son oncle lui promet de l'emmener visiter une brasserie mais voilà, l'oncle Moe s'est fait tomber une Sapporo sur le gros orteil !!!

La visite de la brasserie est donc remise à plus tard et la petite Gracie de rage s'en va se prendre sa première cuite !! Et elle va alors rencontrer la fée de la bière, oh pas les elfes du sucre parce que ça c'est un autre chapitre ....



C'est un très beau conte, qui se veut quelque peu cliché sur la famille américaine. Il y aurait énormément de petites phrases à citer, comme la définitions que se fait Gracie du Golf, mais je ne le vous direz pas, il faut le lire pour ça.... On apprends beaucoup de chose sur la conception de la bière ( c'est pas votre pédiatre qui vous le dira sauf s'il est irlandais ...). Et même si c'est quelque peu déluré, ce conte est malgré tout très tendre et n'est surtout pas là pour faire l'apologie de l'alcool. Parce que finalement boire une bière c'est pas seulement boire de l'alcool c'est savourer un bon moment....



Alors certes ce n'est pas le roman de l'année mais il rempli pleinement son contrat, comme une bonne bière finalement !!


            



Lecture d'un conte qui entre dans le cadre du JLNN :


CITRIQ

vendredi 8 mars 2013

Mémoires d'une aveugle - Anne Duguël




Pour ceux qui découvriraient ce nom d’auteur, sachez qu’Anne Duguël n’est autre que Gudule. Les éditions Rivière Blanche nous offrent un très riche aperçu des différentes nouvelles de l’auteure, depuis ses débuts jusqu’à des récits inédits.

"J'ai ouvert les yeux. Au-dessus de moi, le rayon de lune faisait scintiller la lame. Je ne l'ai pas sentie plonger dans ma gorge. Mais le grondement sourd d'Henri, en revanche, je l'ai perçu, malgré ses dents serrées.
— Tu ne seras jamais à un autre.
J'aurais voulu crier, me débattre ; je suis restée muette, poupée inerte entre ses bras."
Anne Duguël prend un plaisir sadique à martyriser ses personnages. Qu’il s’agisse de petites filles, de femmes ou de vieilles dames, nulle, si attachante soit elle, n’échappe au couperet. Et le sort des hommes n’est guère plus enviable : dès la première ligne, leur destin atroce est scellé. Bref, si vous avez l’âme sensible, n’ouvrez surtout pas ce livre!
L’auteure n’en est pas à son coup d’essai. Parmi les quelque trois cents ouvrages qu’elle a publiés, une bonne moitié dégouline de sang. Ce qui ne l’empêche pas d’écrire pour la jeunesse et même d’être étudiée dans les écoles. Décidément, il n’y a plus de moralité !
Ce recueil de 43 nouvelles donc plusieurs inédites est préfacé par Michel Pagel et accompagné d'un entretien réalisé par Marc Bailly.


J’ai pris un énorme plaisir à redécouvrir Anne Duguël. Redécouvrir, parce qu’à la lecture de ce recueil, des bribes de souvenirs me sont revenus. Et après quelques recherches, je me suis aperçue que j’avais lu son recueil Le chien qui rit paru chez Denoël en 1995, quand j’étais ado. Et il se trouve que ce recueil reprend quelques nouvelles de ce dernier.

Le recueil comporte 43 nouvelles, certaines abordent les mêmes thèmes, mais toutes sont très différentes les unes des autres. Je ne vais pas toutes les détailler, cela serait bien trop long et bien inutile. Comme chaque nouvelle aborde des thèmes différents, il est difficile de vous dire que celle-ci est meilleure que telle autre. Elles ont toutes leur petit quelque chose, on y sent la touche d'Anne Duguël, et chaque nouvelle donne l'occasion d'apprécier le traitement réservé à ses personnages et à ses textes. Certaines vous dérangeront peut-être tandis que d’autres vous raviront. Ce que j’en retire pour ma part, ce n’est pas un coup de cœur pour certaines nouvelles mais bien un coup de cœur pour ce recueil ! J’ai juste eu un coup de cœur nostalgique pour « Nos braves soldats au front ».

Chaque lecteur y trouvera donc largement de quoi se sustenter, l’écriture d’Anne Duguël se lit avec une avidité sans relâche. Quelle que soit la nouvelle, il est difficile de la lâcher sans l’avoir finie. Le recueil se conclut sur un entretien très complet avec l'auteure.

Rivière Blanche nous propose donc ici un excellent recueil qui plaira aussi bien aux fans qu’à ceux qui souhaiteraient découvrir cette raconteuse d’histoire, telle qu’elle se décrit elle-même.

(Mon petit bémol vient de la couverture qui n’est, pour moi, pas assez représentative du recueil. Il y avait pourtant 43 nouvelles pour donner de l’inspiration...)




         




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Chronique précédemment paru chez Mythologica 

mardi 26 février 2013

La Suriedad - Estelle Faye





A l’occasion de la sortie de Porcelaine, les éditions les moutons électriques donnent l’opportunité, par le biais d’une nouvelle disponible en epub et moyennant la modique somme de 0.99 €, de découvrir pour ceux qui ne la connaîtrait pas la plume d’Estelle Faye. Je dois dire que c’est une réussite, j’ai été envoûtée par cette superbe nouvelle. Et ce qui ne gâche rien c'est que la couverture est magnifique et s'allie parfaitement avec le contenu.

Ce conte maritime nous embarque dans le récit d’un homme qui relate une partie de sa vie de flibustier, du moment où celui-ci eu été repêché à moitié mort et souffrant d’amnésie, ignorant tout de lui et n’ayant qu'un symbole marqué sur le torse.

J’écris pour ne pas oublier. J’ai déjà perdu la mémoire, une fois, et maintenant je vis dans la crainte que cela se produise à nouveau. Je ne peux pas me le permettre. Je ne peux plus. J’écris dans un petit port de l’archipel des Galantes, il fait une chaleur étouffante. Ici, aujourd’hui, c’est la fête des morts, et c’est peut-être ce qui m’a décidé à coucher sur le papier cette histoire.


On nage entre Fantasy et fantastique tout en se frottant aux légendes qui forgent les différentes mythologies à travers le monde. Même si la nouvelle est courte, elle a su ériger de vraies questions sur les fondements des croyances, les similitudes des légendes. Ici, l’auteur exploite le mythe du Dragon, somme toute assez banale mais qui réussi à nous parler et nous atteindre. Une très belle nouvelle qui m’a convaincue d’acheter son livre Porcelaine !!

      



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dimanche 24 février 2013

Zeus - Sébastien Gendron




Il y a quelques temps j’ai découvert les éditons Storylab, éditeur exclusivement numérique, par la lecture du Livre qui rend dingue de Frédéric Mars. J’ai souhaité réitérer l’expérience par cette nouvelle, surtout qu’elle m’a été offerte. L’auteur Sébastien Gendron a déjà quelques romans à sont actif tel que Ava ou l’aigreur chez Storylab ou encore Taxi, take off & landing aux éditions Baleine.

Zeus est un tueur-né. Zeus aime le sang, il est violent, il est incontrôlable. Tom, petite frappe du banditisme bordelais, aurait préféré ne jamais croiser sa route… Mais on n'a pas toujours le choix.

Une nouvelle d’une trentaine de pages, efficace mais très violente. Donc attention, ce récit ne s’adresse pas à tout public, il faut aimer ce type de thriller sans complexe. Décomplexé mais toutefois bien mené.
L’histoire débute avec deux frères faisant dans les menus larcins. Ils se retrouvent embarqués dans une histoire qui les dépasse. C’est comme ça que Tom, un des frères, fait fortuitement la connaissance de Zeus, homme de main à la solde d’un « parrain », où celui-ci s’est fait enfler par un intermédiaire, René Dauzière. Et dans le milieu, des intermédiaires, il y en a à la pelle. Tom va donc se retrouver contraint d’aider Zeus à remonter jusqu’à René Dauzière. S'ensuit une sorte de road-movie dans lequel Zeus se révèle être un tueur redoutable pour qui assassiner fait partie du quotidien.
J’ai trouvé la conclusion plutôt pertinente et posant habilement la question du choix et de ses conséquences …
Une nouvelle prenante et angoissante, qui laisse peu de place à la contemplation et qui se résume par ces trois mots : action, peur et sang.


           




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samedi 23 février 2013

Au nord-nord-ouest d'Éden -Gabriel Eugène Kopp





La publication en numérique de certains titres de chez Griffe d’Encre m’a permis de découvrir cette novella qui à l’époque, avait reçu beaucoup d’éloges.

Un cadavre dans un glacier…
Ce n’est pas le bouleversement du Landerneau archéologique consécutif à la découverte qui m’a gêné. C’est le portrait du bonhomme… « Tronche de Gargouille », je l’ai appelé. Et je l’oublierais volontiers. En tant qu’anthropologue, j’en ai pourtant vu d’autres…
… dans un monde où l’expression « tout fout le camp » s’applique jusqu’aux étoiles.
« Regardez mon gosse de onze ans, il me dit l’autre soir : « Dis, papa, pourquoi la Grande Ourse, on la voit plus normalement ? » J’ai vérifié : il n’a pas besoin de binocles, mon gamin, le grand chariot, il est assez raplapla… »
Ce n’était peut-être pas le moment idéal pour ouvrir la boîte de Pandore…


L'histoire se déroule dans un monde futuriste mais très proche de nous : mis à part quelques technologies plus évoluées, c’est le monde tel que nous le connaissons aujourd’hui. Le corps momifié et totalement indemne d’un être humanoïde est retrouvé. Une grande partie de sa physionomie se rapproche de celle de l’homme, mais sa tête fait penser à une gargouille d’où le petit sobriquet de « tronche de gargouille ». Les technologies à la disposition des chercheurs leur permettent de reconstituer cette créature afin de la faire parler. Ils y arrivent mais la créature, semble-il, se met à crier et articule quelques mots d’une langue inconnue. De multiples chercheurs vont se pencher sur son cas pour comprendre sa physionomie et voir s'il est possible, grâce à un enregistrement, de décrypter ce qu'a voulu dire cette créature.

Je dois tout d’abord admettre que j’ai quand même buté sur la lecture de cette novella. Le style, le découpage m’a un peu décontenancée. Je me suis perdue dans cette narration, si bien que j’en ressors avec un goût quelque peu amer. Peut-être suis-je tout simplement passée à côté, ou ne l’ai-je pas lue au bon moment.

Toutefois, je dois avouer que la chute est assez surprenante et à ce titre, le livre mérite sans doute d’être lu. C’est théorie de fin du monde m’a plu, je la trouve suffisamment originale pour qu’on puisse porter un intérêt certain à ce récit.


                                    



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