samedi 17 avril 2021

Elmet - Fiona Mozley

 


Editions : Folio 
Traduit de l'anglais par Laetitia Devaux
Prix papier : 8,10 € / Numérique : 7,90 € 
307 pages 


John Smythe est venu s'installer avec ses enfants, Cathy et Daniel, dans la région d'origine de leur mère, le Yorkshire rural. Ils y mènent une vie ascétique mais profondément ancrée dans la matérialité poétique de la nature, dans une petite maison construite de leurs mains entre la lisière de la forêt et les rails du train Londres-Édimbourg. Dans les paysages tour à tour désolés et enchanteurs du Yorkshire, terre gothique par excellence des soeurs Brontë et des poèmes de Ted Hughes, ils vivent en marge des lois en chassant pour se nourrir et en recevant les leçons d'une voisine pour toute éducation. Menacé d'expulsion par Mr Price, un gros propriétaire terrien de la région qui essaye de le faire chanter pour qu'il passe à son service, John organise une résistance populaire. Il fédère peu à peu autour de lui les travailleurs journaliers et peu qualifiés qui sont au service de Price et de ses pairs. L'assassinat du fils de Mr Price déclenche alors un crescendo de violence ; les soupçons se portent immédiatement sur John qui en subit les conséquences sous les yeux de ses propres enfants... Ce conte sinistre et délicat culmine en une scène finale d'une intense brutalité qui contraste avec la beauté et le lyrisme discret de la prose de l'ensemble du roman


Je ne peux pas donner mon avis sur ce livre sans faire un aparté sur le pourquoi-comment je fais revivre mon blog. 
Déjà j'ai eu une panne de lecture qui a duré bien trop longtemps, j'ai bien eu du mal à remettre le pied à l'étrier. J'ai réussi grâce à Betty de Tiffany McDaniel (un pur bijou ce livre). 
Cela m'a permis de faire un premier constat c'est que je suis de plus en plus attiré par le nature writing. Après je n'abandonnerai pas la SF, je fais pas une crise de la quarantaine au point de me dénaturé autant !

Le second constat c'est fait lors d'une discussion avec mon podologue ! Oui nous avons sympathisé avec notre podologue en même temps il lit de la SF, fait sa bière et aime Star Wars ( un type bien !) 
En plein échange sur nos lectures et conseils de découverte SF, passant par Lovecraft, Dan Simmons, Walter Tevis, François Baranger et Argyll éditions... Je lui ai parlé de mon blog et la nostalgie prenant le dessus. Je suis retournée lire mes billets, mes bilans Z. Et merde, je me suis rendue compte que la fille qui tenait ce blog elle me manquait. 

Venons en au livre !


Elmet c'est d'abord un vieux royaume celtique d'Angleterre, intégré au Yorkshire depuis des siècles. 
Ce titre quelque peu nébuleux prend son sens dans l'essence même du récit.  

Elmet, c'est le récit d'un adolescent, Daniel, en construction, qui vit et grandit auprès de sa sœur et de son père. En constance introspection, ce jeune homme recherche ses racines en les observant. 
Son père, John, est une montagne, une force de la nature, qui s'est servi de son physique pour faire de cet atout un outil de travail.  John gagne sa vie en gagnant des combats clandestins. Cathy, la sœur, a hérité de la force et du charisme de son père. Lui se sent diffèrent, d'un physique plus fluet, d'une personnalité moins prononcé. Il va trouver un repère auprès de Vivien, qui vit dans la maison la plus proche de la leur, à 2 km. 

Les adolescents et leur père vivent à l'orée d'un bois, parcelle sur laquelle le père a construit une maison. Ils y vivent en quasi autarcie et de manière marginale. Les enfants déscolarisés occupent leur journée en chasse, jardinage et en passant, surtout pour Daniel, du temps à discuter avec Vivien et en découvrant les livres qu'elle possède. 

Seulement John a construit cette maison sur un terrain qui ne lui appartient pas. Et il va en faire les frais. Deux mondes s'affronte, des valeurs différentes, une perception de la vie différente. John occupe un terrain laissé à l'abandon, qui avait appartenu à la mère des enfants mais vendu à un oppresseur local, Price, qui fait respecter la loi à sa façon.  
Là où John et ses enfants, jouissent des bienfaits de la nature, se nourrissant d'une chasse respectueuse des proies. Price y voit du braconnage et une violation de sa propriété. Price entend faire valoir ses droits à sa façon. 
John va alors chercher des soutiens parmi les personnes qu'il a pu aidé et auprès de gens faisant les frais du même oppresseur. Il va miser toute sa défense sur une lutte contre Price dans le but de sauver sa famille. 
Mais rien ne va se passer comme prévu, Daniel et sa famille vont payer le prix fort de cette opposition. 

Récit captivant et pastoral. L'ambiance générale du livre y reste cependant pesante. Daniel semble mal dans sa peau et a conscience de la marginalité de sa famille. Il en ressent les bienfaits et les limites sans pour autant les textualiser dans son récit, ni les opposé à son père.

Je suis rentrée très vite dans le récit, Fiona Mozley a su m'embarqué dans la vie de Daniel. Qui dresse le portrait d'une famille marginale qui ne fait de mal à personne, mais dont la singularité dérange pour peu qu'en plus elle se mette dans l'illégalité. Récit transposable, où l'inconnu fait peur et nous confronte à la limite notre tolérance. 


mardi 12 septembre 2017

La cité du Futur - Robert Charles Wilson


Editions : denoël Lunes d'Encre
Titre V.O : Last year
Traduit par Henry-Luc Planchat
Illusration de couverture Aurélien Police
Prix papier : 22,00 € / Prix numérique : 15,99 €
266 pages 



Pour cinq ans seulement, jusqu’en 1877, la cité de Futurity dresse ses immenses tours jumelles au-dessus des grandes plaines de l'Illinois. Depuis Futurity, des hommes du futur viennent visiter le XIXe siècle. Et, contre une fortune en métaux précieux, les autochtones peuvent dormir dans la tour n° 1, véritable vitrine technologique d’un incompréhensible XXIe siècle.
C’est dans cette cité, construite à partir d’un futur parallèle, que travaille, comme agent de sécurité, Jesse Cullum, un autochtone. Parce qu’il a sauvé le président Ulysse Grant d’une tentative d’assassinat, Jesse se voit proposer une promotion : assisté d’une femme du XXIe siècle, il va devoir mener l’enquête.
Mais que va-t-il réellement découvrir? Un complot pour tuer le président… ou les inavouables secrets de Futurity?
Après avoir imaginé le futur des réseaux sociaux dans Les Affinités, Robert Charles Wilson revient avec ce roman de voyage dans le temps a priori plus classique, où les surprises s’enchaînent à un rythme vertigineux.

C'est toujours un plaisir de retrouver la plume de Robert Charles Wilson. Après Les Perséides et Les Affinités, j'étais heureuse de le lire surtout dans le thème du voyage dans le temps. 

Comme l'indique la 4ème de couverture La cité du futur est une cité nommée Futurity, bâtie pour 5 ans en 1877. Des habitants du futur y ont construit 2 tours, n°1 et n°2, chacune avec des affectations différentes. Futurity est surtout une attraction touristique tant pour les autochtones que pour les voyageurs du futurs d'où l'idée de les séparer dans deux tours distinctes. 

L'idée rejoint quelque peu la série Westworld, à la différence que dans La cité du futur il y a voyage dans le temps. La cité a une durée de vie de 5 ans afin d'éviter de trop interférer dans le futur de l'époque qu'ils visitent. Même s'il faut bien le préciser, C'est un voyage dans le temps et un voyage dans un univers parallèle. Si bien que la venue de voyageurs du futur dans le passé ne pourra pas interférer sur leur présent.

Pour narrer son histoire l'auteur choisi un protagoniste du passé et un du futur, qui doivent travailler ensemble sur un trafics d'armes du futur qui s'écouleraient en 1877 et engendrerait un impact trop important sur le futur du monde d'hier. (Fastoche vous avez tout compris)

Jesse Collum est un agent local de sécurité et Elisabeth DePaul un agent du futur. L'histoire va graviter autour de ces deux personnages, qui vont apprendre énormément de chacun sur leur culture qui sont bien différentes. Eh oui ! 140 ans les séparent, c'est pas rien.

Le roman par ce biais mets l'accent sur la xénophobie qu'il régnait à l'époque, la position des femmes dans la société etc. Et par la même il souligne les dommages d'un tourisme intrusif et destructeur, la balance entre bénéfices/ pertes sur sur la vie des autochtones s'apparente plus au désastre post-colonisation.

Le roman ne s'essouffle pas, le rythme du roman et les rebondissements permettent de bien accrocher le lecteur,et les personnages ne souffrent pas non plus d'un manque de volume. Une lecture ludique et absolument divertissante qui n'oublie pas non plus la réflexion, malheureusement transposable encore de nos jours.


ma note :














jeudi 22 juin 2017

Le cri - Nicolas Beuglet

Editions : Audiolib
 Lu par Olivier Prémel
Date de parution : 17 Mai 2017
Durée : 13h52
prix format CD : 24,50 € / pris au téléchargement : 21,95 €

Hôpital psychiatrique de Gaustad, Oslo. À l’aube d’une nuit glaciale, le corps d’un patient est retrouvé étranglé dans sa cellule, la bouche ouverte dans un hurlement muet. Dépêchée sur place, la troublante inspectrice Sarah Geringën le sent aussitôt : cette affaire ne ressemble à aucune autre… Et les énigmes se succèdent : pourquoi la victime a-t-elle une cicatrice formant le nombre 488 sur le front ? Que signifient ces dessins indéchiffrables sur le mur de sa cellule ? Pourquoi le personnel de l’hôpital semble si peu à l’aise avec l’identité de cet homme interné à Gaustad depuis plus de trente ans ?
Soumise à un compte à rebours implacable, Sarah va lier son destin à celui d’un journaliste d’investigation français, Christopher, et découvrir, en exhumant des dossiers de la CIA, une vérité vertigineuse…
Inspiré par des découvertes et des événements réels, Le Cri renvoie à nos peurs les plus intérieures. Un thriller sur la folie des hommes et le danger d’une science dévoyée, transformée en arme fatale.

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